Cet article est reproduit
et de Monsieur Pierre JOUHANET Première publication dans le N°34H de DIAPASON
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Comme chercheur à EDF, il s'est d'abord intéressé aux sons des câbles hifi. Puis, ses travaux sur la musicalité l'ont amené à mettre en cause les composants, les haut-parleurs et, enfin l'air. Récit par l'auteur de dix ans de recherche, avec, à la clef, des hypothèses scientifiques aussi inattendues que révolutionnaires. |
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On examine dans cet article comment le divorce entre mesures et musicalité dans le domaine de la haute-fidélité a conduit aux concepts de microdécharges d’interface (MDI) et de réseau ionostatique. Ces concepts expliquent de quelle façon le matériel des chaînes et l’acoustique de la salle d’écoute peuvent être perturbés par ce qui s’apparente à des hautes fréquences, liées aux molécules électrisées des milieux isolants et de l’air. Pour réduire le parasitage de la transmission acoustique, un appareil est proposé : le Ionostat, qui régularise le comportement des molécules et permet une meilleure propagation du son dans l’air, donc une meilleure reproduction musicale, sans aucune liaison avec la chaîne haute-fidélité. Nous avons exploré dans l’ordre chronologique les différentes pistes, jusqu'à mettre en évidence la responsabilité de l’air dans la musicalité des chaînes : comme chez Agatha Christie, le coupable était le plus innocent ! Ce texte développe et explicite cette hypothèse, qui a le mérite d’expliquer l’ensemble des faits classés dans les mystères de la haute-fidélité, que tous les audiophiles connaissent, et qui a permis le développement d’un appareil efficace, confirmant en quelque sorte les hypothèses de départ. Mais, pour constructives qu’elles soient, elles ne sont que des hypothèses, et il reste aux physiciens à les justifier ou à les infirmer. Vaste programme ! Comme avait dit le général de Gaulle à propos d’un autre problème… |
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Le divorce entre mesures et écoute
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Depuis plus d’une quarantaine d’années, la haute-fidélité est confrontée à un constat lancinant : il n’existe aucune corrélation entre les mesures et l’écoute pour les systèmes situés au-dessus d’un seuil minimal de qualité. |
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Le taux de corrélation entre appréciation subjective et note technique est inférieur à 0,3, ce qui traduit mathématiquement une indépendance à peu près complète entre mesures et musicalité… On peut reprendre les corrélations avec d’autres variables, comme le bruit ou la bande passante, mais les résultats sont toujours du même ordre, ou plutôt du même désordre ! L’un des exemples les plus frappants est donné par l’ampli à tubes 300B monotriode, que plusieurs constructeurs ont décliné sous différentes formes ; avec ses 7 watts et son 1,5 % de distorsion à pleine puissance, sa musicalité est reconnue comme très supérieure, notamment à beaucoup de ses concurrents à transistors, au moins sur des enceintes à haut rendement. |
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Le problème des CD
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Le problème est devenu encore plus aigu avec la commercialisation du Compact Disc, fin 1983.Quand on pouvait lire alors que « tous les lecteurs se valaient », puis qu’ils « traduisaient sans erreur le même message numérique », les auditeurs se rendaient rapidement compte que, d’une part, tous les lecteurs ne se valaient pas, et que, d’autre part, la musicalité était souvent inférieure au microsillon, qui présentait pourtant des performances beaucoup moins bonnes. |
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Et celui des câbles !
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Pour parachever le tout, un problème s’était fait de plus en plus préoccupant : celui des câbles, soulevé par Jean Hiraga et quelques autres dés le début des années 70, notamment dans La Revue du son et dans la revue L’Audiophile. Considérée comme illusoire, voire risible, à ses débuts, l’énigme du « son » des câbles, et ce même pour des câbles secteur, ce qui est franchement surprenant, est maintenant admise par la plupart des audiophiles. De nombreux fabricants se sont progressivement mis sur ce créneau, avec des prix parfois sans rapport avec la qualité fournie… Mais il est de notoriété publique qu’un câble puisse servir de correcteur à une chaîne dans les domaines de la dynamique ou de la courbe de réponse, et les bons revendeurs savent très bien parfaire l’équilibre d’une chaîne à l’aide des câbles ad hoc ! Cuisine noble, dira-t-on, mais cuisine quand même ! En dehors des câbles, il existe une foule d’accessoires audiophiles : supports et étagères antivibratoires, pieds spéciaux, câbles et filtres secteur qui passionnent les audiophiles au point d’occuper les premières pages « nouveautés » des revues, certaines leur consacrant des encarts particuliers. Que ne faut-il pas faire pour faire améliorer une chaîne ! A l’aube du XXIè siècle, l’absence de corrélation entre les mesures et l’écoute restait une énigme entière. A un niveau beaucoup plus scientifique, rappelons que le seuil du XXè siècle avait été confronté, entre autres, à un problème a priori inexplicable : le résultat négatif de l’expérience de Michelson et Morley (1887) destinée à mettre en évidence le déplacement de la Terre dans l’«éther» électromagnétique, c’est-à-dire l’espace… Einstein en apporta la solution en 1905 par la théorie de la relativité restreinte. Rappelons que quelques autres mystères restent intacts sous le tapis de la physique : l’effet Branly (1895), qui permit la naissance de la radio, et l’effet Piccardi (1937), sur le détartrage de l’eau par les aimants. Rassurons-nous : les charlatans adorent ce que les physiciens délaissent ! Mais revenons à notre plus modeste problème de haute-fidélité pour essayer de le résoudre, car nous ne sommes pas les premiers, de nombreux chercheurs ayant tenté des explications dans leur domaine de spécialité : acoustique, électronique, transducteurs (haut-parleurs). |
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Les amplificateurs en examen
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Les premières recherches ont porté sur l’amplificateur, élément critique de la chaîne, car la pratique montre clairement que la qualité d’une enceinte correcte peut facilement évoluer de « moyenne » à « excellent » en fonction de l’amplificateur qui l’alimente. |
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La distorsion d’intermodulation transitoire (DIT)
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La première théorie reconnue et acceptée fut celle de la distorsion d’intermodulation transitoire (DIT), de Matti Ottala, début des années 70. Elle mettait en cause la boucle de contre-réaction globale de l’amplificateur. |
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Rappelons que la contre-réaction consiste à corriger le signal de sortie en réinjectant une partie (le «taux ») à l’entrée de l’amplificateur, en opposition de phase. Dans cette théorie, la présence d’un front rapide à l’entrée de l’amplificateur conduit, par suite de la vitesse limitée de l’amplificateur, à une saturation transitoire des circuits, qui ne peuvent plus traiter correctement les signaux faibles simultanés. L’ampli est momentanément comme « aveuglé », ce que les mesures classiques ne mettent pas clairement en évidence. Ce cas se produisait fréquemment, dans les années 70, avec des productions japonaises, entre autres, qui affichaient des 0,001 % de distorsion aux mesures en régime sinusoïdal, accompagné de duretés prohibitives à l’écoute. Des solutions ont été rapidement mises en œuvre après identification du phénomène, notamment à partir de circuits à bande passante étendue avant application de la contre-réaction. La solution la plus immédiatement employée consista d’ailleurs à réduire de façon drastique ce taux de contre-réaction, ce que les amplis à tubes faisaient depuis toujours, essentiellement pour des questions de stabilité, jusqu’à utiliser des montages l’excluant purement et simplement ! |
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La distorsion thermique
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Une deuxième théorie est apparue au début des années 90, la distorsion thermique (DT), due à Gérard Perrot, disparu trop tôt, en 2000, qui écrivait dans la revue L’Audiophile sous le pseudonyme « Héphaïstos ». Cette théorie est simple : lorsque les transistors de sortie d’un ampli génèrent un signal fort, ils s’échauffent quasi instantanément au niveau des puces de silicium, et leurs caractéristiques, en particulier de gain, changent. La contre-réaction le corrige bien, mais cet effet reste audible. Là aussi, le phénomène n’apparaît que transitoirement, et reste indiscernable aux mesures habituelles. Gérard Perrot a lui même mis au point un certain nombre de circuits exempts de distorsion thermique, avec des résultats objectifs et subjectifs indiscutables, dans ses amplis Lavardin. D’autres constructeurs, comme Euphya ou Neodio, mettent également en pratique ces principes avec succès. Pour l’amateur de circuits, des solutions simples peuvent être essayées à partir de transistors à effet de champ qui présentent des zones de fonctionnement à l’équilibre thermique, en les faisant travailler à ces points d’indifférence thermique. Ou utiliser des tubes ! D’où également l’intérêt des amplificateurs de puissance en classe A, qui, fonctionnant en permanence à puissance et température élevées, quel que soit le niveau de sortie, sont beaucoup moins sensibles à ce genre de distorsion. |
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Amplificateurs et distorsions
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Jean Hiraga, dans de nombreux articles de L’Audiophile et de La Revue du son, avait développé l’idée que, plus la distorsion elle-même, c’était son spectre qui importait, c’est-à-dire la répartition des harmoniques : un spectre régulièrement décroissant avec prédominance d’harmoniques pairs correspondait à des amplis préférés à l’écoute. Ce cas était idéalement celui de l’ampli 300B monotriode, adoré par les audiophiles. Malheureusement, cette explication n’était pas généralisable. D’une part, on trouvait des amplis excellents n’ayant pas du tout ces caractéristiques. D’autre part, aux niveaux habituels d’écoute, très inférieurs au watt, les distorsions sont très faibles et difficiles à mettre vraiment en cause. En matière d’amplificateurs, d’une manière générale, on peut trouver dans les brevets déposés de nombreux circuits présentant des avantages qui vont de « considérables » à « décisifs », mais il faut bien reconnaître que des schémas connus à la fin des années 60 donnaient déjà de bons résultats pour certains. Les concepts de DIT et DT ont plus récemment amélioré les choses mais sans résoudre complètement le problème. Il reste que des circuits encore plus anciens à base de tubes électroniques donnent souvent des résultats nettement plus musicaux, sans que les mesures affichent une quelconque supériorité par rapport à leurs homologues récents à transistors, au contraire. Qu’on nous permette une parenthèse, puisque nous évoquons les amplis à tubes. Sur le plan technique, ce retour à une technologie d’un autre âge, avec des tubes dont la conception remonte à plus de cinquante ans, laisse pantois. Un peu comme si les voitures avaient dû revenir au moteur à vapeur pour cause de pollution, par exemple ! On peut bien évoquer des phénomènes de mode, de retour aux sources, de « son chaud » des lampes, ça n’explique pas que les usines de tubes qui subsistaient avec peine dans le monde se soient remises à fonctionner à plein régime. Il fallait vraiment que la supériorité musicale du tube sur le transistor soit indiscutable. Si cette supériorité existe « en moyenne », il faut reconnaître quelques brebis galeuses dans le monde du tube. Si la loi de non-corrélation mesures-écoute subsiste avec le tube, il existe une constatation étonnante : il semble que la musicalité des tubes soit proportionnelle à leur taille, du 300B, déjà gros, au 1610, qui fait 30 cm ! Ce constat se trouvera expliqué par le concept de réseau ionostatique que l’on verra dans la suite. Cette parenthèse fermée, le mystère restait entier… |
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Les explications traditionnelles au niveau des câbles : la mémoire des isolants
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Côté câbles, le problème était à la fois plus simple et plus complexe :
Gérard Perrot et l’auteur, dans L’Audiophile, ont émis vers 1992 une hypothèse concernant la mémoire des isolants. Cette notion n’est pas récente, puisque les premières expériences ont été faites par Benjamin Franklin à la fin du XVIIIè siècle… Maintenant, il est loisible à quiconque de refaire l’expérience fondamentale pour vérifier cet effet : on charge un condensateur de quelques dizaines de microfarads à une douzaine de volts, on le court-circuite très brièvement et on suit la tension à ses bornes juste après le court-circuit. |
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On constate alors que la tension remonte à des valeurs appréciables de plusieurs fractions de volt, et finit par disparaître en des temps allant de quelques secondes à plusieurs minutes. Les phénomènes de mémoire dépendent essentiellement de l’isolant employé, le Téflon y résistant le mieux. Il n’est donc pas illégitime de supposer que l’isolant des câbles puisse également présenter une certaine mémoire des signaux précédents, sous réserve d’une capacité beaucoup plus faible que celle d’un condensateur. L’expérience et la théorie montrent cependant que ces effets sont à peu près négligeables, pour ne pas dire inexistants. Hélas… Copie à revoir ! Par ailleurs, les modélisations de câbles de transmission tenant compte d’effets aussi complexes que l’effet de peau et l’effet de proximité donnent des résultats très précis, indiscernables des mesures réelles. Il semble donc bien que tous les paramètres des câbles soient parfaitement maîtrisés. Pourquoi, alors, reste-t-on incapable de définir un câble parfait au sens musical ? Deus ex machina, vers 1983, apparut le Compact Disc, au début de la controverse sur le câble, qui du coup s’en trouva temporairement éclipsée… |
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La fausse perfection du compact disc
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Le CD ? Une source parfaite, un bruit nul, une distorsion à la limite des mesures… Il s’est même trouvé des revues pour renoncer à tester les modèles offerts en dehors de leurs commodités mécaniques ou de programmation ! Rassurez-vous : elles ont oublié cet épisode… C’est dire que la perfection était largement atteinte. Il s’est bien trouvé des esprits chagrins (et bientôt prophétiques), comme Guy Marec dans un célèbre article de L’audiophile, pour dire : « Digital : attention, danger ! », mais ça passait inaperçu dans l’euphorie générale. Et pourtant, avec les années un malaise s’installa progressivement à l’égard du CD. Pour les audiophiles, les principales critiques faisaient état de froideur, de rendu aseptisé, de manque de liaison entre les notes, d’extinctions tronquées, de silences artificiels…On parla de « son numérique », de « surgelé » et autres gentillesses. Un autre point restait très mystérieux : la sensibilité des lecteurs aux vibrations. Or, autant elle se comprenait pour les microsillons, autant elle était bizarre avec le CD. Avec certains supports amortissants, l’écoute était parfois très supérieure, alors que le message numérique, vérification faite, ne perdait pas un bit. Certains mirent en avant les circuits correcteurs d’erreurs, mais les mesures montrèrent la rareté de leurs interventions… On parlera de jitter, cette instabilité des déclenchements sur front d’horloge, mais même l’usage d’horloges atomiques au césium ( !) sur quelques prototypes japonais ne résolut pas le problème. |
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Que se passait-il ?
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La principale réaction fut de crier haro sur le numérique échantillonnage trop lent (44KHz), niveaux insuffisants (16 bits), et l’on se tourna vers de nouveaux formats (SACD,DVD-A), du genre 48 bits/ 96 KHz, avec un gain appréciable certes, mais sans la divine surprise qu’on aurait pu espérer. Certains audiophiles jansénistes refusaient en bloc tout ce qui pouvait avoir une consonance vaguement digitale, oubliant que même la FM était « échantillonnée », certes à 100 MHz, depuis longtemps ! Traduisant en quelque sorte ce malaise, on assista, et on assiste encore de plus belle, à un retour spectaculaire vers le microsillon et les platines associées. Tant dans les pages publicitaires des revues que dans les salons internationaux, les platines microsillons se taillent la part du lion, avec des modèles de haut de gamme incroyablement sophistiqués, comme la dernière platine Verdier. Et ce, même chez des constructeurs qui semblaient y avoir renoncé définitivement, comme Thorens, qui s’était reconverti dans les électroniques. Les revues se remplissent de comptes rendus de platines et des cellules associées. L’explication fréquemment donnée, passant par la mode des disc-jockeys, n’est pas satisfaisante : la majorité des clients de platines/microsillons sont des audiophiles et non exclusivement des habitués des boîtes pop… Et pourtant, là aussi, les mesures montrent qu’avec le CD il n’y a aucune altération du signal, ce qui est loin d’être le cas avec le microsillon… Le cas est particulièrement significatif pour les drives qui ne fournissent que le message numérique ; entre un lecteur bas de gamme, comme le Phillips CD723, utilisé en drive, et un lecteur haut de gamme à 2000 euros, il n’y a aucune différence entre les fichiers en sortie, expérience maintes fois faite par les informaticiens… Et pourtant, critiques, audiophiles ou simples auditeurs admettent des différences sensibles. Devant cette accumulation de faits inexplicables, voire ahurissants, les physiciens avertis auraient dû réagir. Ceux qui le firent préfèrent botter en touche en parlant d’ « aspect subjectif », de « sensibilité différente suivant les auditeurs », bref de goûts et de couleurs. Ces bons apôtres semblaient oublier, d’une part, que les organes auditifs étaient à priori identiques chez les différents représentants de l’espèce humaine et, d’autre part, que, lors de séances d’écoute avec des auditeurs expérimentés, tout le monde est d’accord et ressent la même chose a des nuances près. Il semble que l’intersection entre l’ensemble des physiciens et l’ensemble des audiophiles soit proche de l’ensemble vide ! Gardons le moral… |
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Les explications globales
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A partir de 1985 environ, un fait semblait donc acquis : en matière de chaînes haute-fidélité, rechercher une quelconque corrélation entre la mesure et l’écoute était illusoire. Bien que certains ne fussent point opposés à prendre en considération une corrélation étroite prix-musicalité, même si c’était alors la corrélation prix-mesures qui clochait ! Un courant se fit alors jour avec l’idée suivante : « Si les mesures ne montrent rien, c’est que nous ne faisons pas les bonnes ! » Avec le développement des techniques informatiques de traitement du signal, des mesures acoustiques incroyablement sophistiquées furent alors mises en œuvre, sans qu’on puisse en extraire quelque chose de vraiment significatif. L’acoustique de la pièce d’écoute est un autre élément souvent à juste titre montré du doigt. Mais si une bonne acoustique valorise une bonne chaîne, elle n’améliorera pas une mauvaise. A noter que les corrections numériques de salles ont apporté beaucoup, mais sans emporter non plus la décision. A ce stade, il faut reconnaître qu’un certain nombre de chercheurs ou d’expérimentateurs avaient déjà formulé des hypothèses globales en dehors des matériels de chaînes. |
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Peter Belt
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Le premier à ma connaissance, le britannique Peter Belt, vers 1975, supposait que la perception physiologique du son était altérée par la présence de champs électromagnétiques, du 50 Hz aux ondes radio. Il commercialisait des couvre-CD et différents accessoires à base d’enduits absorbant les hautes fréquences et d’aimants, autrefois distribués en France par La Flûte d’Euterpe. |
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OSH
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La société OSH (Oxygéné Système Huit), sous l’impulsion de Gérard Noël, déposa en 1986 le brevet n° 86 16995. Pour la première fois étaient mises en cause certaines molécules contenues habituellement dans l’air, les molécules polaires ou polarisables et implicitement la molécule d’eau. Il n’y avait en revanche pas encore d’explication sur le mécanisme de la perturbation acoustique proprement dit. Une enceinte ayant toutes ses surfaces recouvertes de semi-conducteur, reliée à la terre, avec des câbles associés, fut commercialisée avec un certain succès. Cette société distribue actuellement un assez grand nombre de dispositifs destinés à réduire ce qu’elle appelle « micro-inductions de surface », ou MIS, que l’on peut retrouver dans les encarts publicitaires des revues ou sur le site : http: // oxygenesh.free.fr. |
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Sicomin
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Sous l’impulsion de Gérard Mezzadourian, cette société reconnut rapidement l’existence simultanée de charges en surface et d’ondes HF. Elle eut recours à des boîtiers d’électroniques en fibre de carbone, le carbone étant semi-conducteur, pour en diminuer les effets, avec un certain succès, notamment en ce qui concerne un lecteur de CD. Elle commercialise également les barres « Isis » et « Ramsés », dont on reparlera dans la suite. |
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Les microdécharges d’interface (MDI)
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Quoi qu’il en soit, vers le milieu des années 90, une explication claire et décisive du pourquoi de la non-corrélation mesures-écoutes restait toujours largement à formuler … C’est alors que nous avons entamé, vers 1996, des études sur les câbles, à partir d’une hypothèse, celle des « microdécharges d’interface » (ou MDI), qui allait se révéler particulièrement féconde. |
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Pourquoi les câbles ? Parce que ce composant présente, comme on l’a déjà dit, une structure simple – un conducteur dans un isolant- et que les mesures et la théorie, pour une fois parfaitement en phase, restent incapables d’en prévoir le rendu musical. Quelle était cette hypothèse ? Elle était dérivée d’une observation que l’on avait effectuée dés le XIXè siècle sur les conducteurs en haute tension. Pour un diamètre donné, et à partir d’un certain niveau de tension, un conducteur dans l’air est le siège d’un « effet couronne » constitué de décharges qui se développent dans l’air à partir de la surface du conducteur. Le conducteur s’illumine en surface et prend dans l’obscurité l’aspect d’un tube au néon. Les tensions nécessaires sont naturellement élevées, de l’ordre de la centaine de milliers de volts pour un conducteur de quelques millimètres, mais elles peuvent être réduitent de plusieurs ordres de grandeur si la surface du conducteur présente des irrégularités. A la limite, avec des aspérités microscopiques inférieures au micron, des décharges peuvent théoriquement apparaître pour quelques volts, tension courante pour un câble de haut-parleur. Ces décharges ont la forme d’impulsions brèves avec des fronts très inférieurs à la microseconde, 0,1 à 0,01 us pour fixer les idées. Elles se produisent couramment dans les isolations présentant des vacuoles de gaz microscopiques. On les appelle alors « décharges partielles » ou DP, et elles servent à caractériser la qualité d’une isolation pour le matériel à haute tension. La question que nous nous sommes posée alors est la suivante : « Dans les câbles haute-fidélité, câbles haut-parleurs, pourrait-t-on observer des microdécharges à l’interface conducteur-isolant, en supposant les aspérités d’usinage ou de tréfilage suffisamment réduites ? » Je posai la question début avril 1996 à un collègue qui avait alors la double casquette EDF et CNRS et était un spécialiste des décharges, Lambert Pierrat. Sa réponse fut que rien ne s’opposait, en théorie, à l’apparition de microdécharges pour des tensions modérées, du genre de celles que l’on rencontre en hi-fi : une fraction de volt.
Là aussi, les mesures ne montrent rien… L’absence de perturbation détectée expérimentalement dans les mesures avec les signaux audio limita en fait l’impact des MDI à l’hypothèse d’une simple modulation du bruit de fond, difficile à détecter. Cette hypothèse n’a pas été infirmée, mais on pense plutôt maintenant que l’action des MDI se traduit par des perturbations du réseau ionostatique, modèle plus récent que l’on examinera dans la suite. On aboutit à ce résultat paradoxal que les MDI, qui devaient être le loup dans la bergerie audio, n’ont pratiquement aucune action sur le signal électrique ! Ce qui a d’ailleurs toujours été vérifié jusqu’à présent. En revanche, leur action directe sur l’air via les charges paraît hautement probable. On verra ça un peu plus loin… |
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Les biocâbles
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Cette hypothèse des microdécharges d’interface a conduit à la conception de câbles intrinsèquement protégés contre les microdécharges se développant à l’interface conducteur-isolant en enveloppant le câble primaire constitué d’un fil à isolant mince, fil émaillé par exemple, d’une gaine contenant de l’eau légèrement salée pouvant absorber les ondes MDI émises par les microdécharges dans les isolants. Le conducteur isolé baigne donc dans du liquide semi-conducteur. L’expérience a montré que le sérum physiologique présentait des propriétés optimales, en dehors d’une disponibilité immédiate dans toutes les pharmacies ! Le Biocâble, suivant son nom déposé, est donc constitué d’un fil émaillé ou isolé Téflon dans une gaine Téflon ou PVC, l’espace entre les isolants étant rempli de sérum. L’étanchéité est facilement réalisée en extrémité par des tronçons de tube isolant et de l’Araldite. Un problème subsistait cependant : rien n’empêchait une propagation de MDI à la surface externe de la gaine ; un traitement de celle-là se révéla favorable. A noter qu’une réalisation industrielle est en cours en Allemagne, en particulier pour des câbles de mesure à haute immunité au bruit. Nul n’est prophète en son pays ! Cette étude sur les Biocâbles a eu le soutien d’EDF, qui s’est intéressée aux premières applications des MDI dans la mesure où elles auraient pu améliorer la qualité de la fourniture par une réduction des parasites. Un labo fut dédié à cette étude, à Clamart, Direction des Etudes et Recherches, à partir de 1996. Après trois déménagements successifs, il subsiste toujours, sous la forme d’une chaîne de démonstration avec Ionostat, au Laboratoire de Cognition (LCD) dépendant de Saadi Lahlou (bât K1) |
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Le champ magnétoélectrique
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En ce qui concernait la propagation des MDI le long des conducteurs, l’une des hypothèses qui se révéla parmi les plus fructueuses était que les molécules polaires absorbées à la surface des câbles se mettaient à osciller sous l’effet des MDI, phénomène combattu dans les Biocâbles. Ces oscillations se transmettaient ensuite de proche en proche le long du câble. On verra dans la suite que ce n’était que la partie émergée de l’iceberg… Pour freiner cette propagation sur les conducteurs, l’une des solutions envisagées a été l’application d’une combinaison de champs électrique et magnétique sur la surface du câble. |
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Dans notre esprit, le champ électrique devait « tendre » les dipôles alors que le champ magnétique devait en favoriser la dissipation d’énergie. Les résultats, surtout sur les câbles secteur, se sont révèles excellents, ce qui n’entraînait pas automatiquement la validité des hypothèses ! Cette combinaison de champs électrique et magnétique, perpendiculaires à l’origine, puis colinéaires conventionnellement opposés est appelé « champ magnétoélectrique ». Elle sera souvent évoquée dans la suite de cet article et reste à la base du Ionostat. Sous sa forme la plus classique, on faisait passer le câble à protéger dans une suite de grilles polarisées électriquement à l’aide de piles et munies d’aimants, les « filtres à plaques » que l’on appelait familièrement entre nous « cages à poules » (voir photos 1 & 2). Néanmoins, il est rapidement apparu que Biocâbles et filtres à plaques ne résolvaient pas tous les problèmes, et les chaînes qui en étaient munies ne devenaient pas automatiquement divines ! A priori, toujours dans l’hypothèse MDI, ce n’était pas surprenant : |
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MDI et électroniques
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A la suite de la mise au point des Biocâbles, il a donc fallu protéger aussi les électroniques et plus précisément les amplificateurs contre les MDI : choix des condensateurs, préférence aux condensateurs au polypropylène ou au polystyrène, suppression au maximum des condensateurs de liaison, pose de résistances bobinées RB59 émaillées de faible valeur en série avec les condensateurs et au niveau de l’alimentation. Il est intéressant de signaler que certains constructeurs ont trouvé une parade en introduisant un étage à tubes en sotie des sources, tuner ou CD par exemple, ou même en entrée des amplificateurs. A ce stade de l’étude, la protection la plus évidente contre les MDI consistait surtout à recouvrir les surfaces d’enduits semi-conducteurs propres à absorber les hautes fréquences, dont celles générées par les MDI. De nombreux produits furent essayés, du graphite en couche mince (René Pichon-Martin) aux enduits acryliques incorporant des polymères conducteurs (Baytron de Bayer). De bons résultats furent notamment obtenus en réalisant des couvre-CD avec cette technique (Pierre Fontaine), une version étant commercialisée par YBA pour ses propres CD. Avec cet arsenal de protections, les résultats sont extrêmement spectaculaires, puisqu’un prototype d’ampli parfait aux mesures mais typé et dur à l’écoute que nous avions réalisé (le 10 W) se trouva transfiguré, subjectivement, sans par ailleurs que les mesures en soient sensiblement modifiées… Cette lutte contre les MDI et plus généralement les parasites haute fréquence est maintenant communément admise chez les concepteurs des électroniques, qui ont d’ailleurs leurs propres méthodes. Et ce, bien que les mesures ne témoignent toujours pas d’une amélioration corrélative ! S’il y a un point dont on est sûr, c’est bien celui-là : si jamais une des majors de la haute-fidélité, de Phillips à Sony, trouvait une amélioration spectaculaire et mesurable, elle ne manquerait pas d’en inonder ses publicités. Mais, tel sœur Anne, on ne voit rien venir ! A l’aube de l’an 2000, la théorie des MDI avait donc donné de bons résultats pratiques en matière de câbles et d’électroniques, malgré une tragique absence de mesures… Restaient les haut-parleurs. Gros morceau !
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![]() photos 1 & 2 |
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MDI et haut-parleurs
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Paradoxalement, nous avions jugé le problème plus simple et moins urgent puisque, après tout, un haut-parleur électrodynamique classique n’est constitué que d’un fil bobiné parcouru par un courant, plongé dans un champ magnétique et entraînant une membrane suivant les forces de Laplace. De plus, les enceintes acoustiques ne suivent pas absolument la loi de non-corrélation entre les mesures et l’écoute, une enceinte excellente aux mesures ayant généralement peu de chances d’être mauvaise à l’écoute. En général… Par ailleurs, on n’a pas suffisamment conscience d’un fait fondamental : dans 99% des écoutes domestiques, les enceintes sont très peu sollicitées, et les puissances moyennes sont de quelques centaines de milliwatt, les valeurs crête dans de grandes pièces ne dépassent pas 5W ; le moindre oscilloscope le montre à l’évidence… Seules les très grosses installations où l’on recherche des niveaux symphoniques réels et les installations de sonorisation nécessitent des puissances réellement élevées, dépassant la centaine de watts. Et aux niveaux où les enceintes sont sollicitées habituellement ; leurs caractéristiques sont excellentes, avec des distorsions très faibles. Contrairement à ce que l’on croit communément, l’enceinte acoustique est donc loin d’être le maillon faible que l’on incrimine traditionnellement. L’expérience montrera dans la suite qu’en utilisant le Ionostat, deux enceintes différent entre elles comme peuvent différer deux pianos de facture différente, la sensation de distorsion qui apparaît dés qu’on pousse un peu le niveau disparaissant sur chacune des enceintes. Là aussi, le phénomène prépondérant est l’action de l’enceinte vis-à-vis du réseau ionostatique, encore largement méconnu. Au départ, nous supposions que le parasitage MDI agissait uniquement au niveau de la bobine, sans action directe sur la membrane, mais avec renvoi sur les circuits de contre-réaction de l’amplificateur. |
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Champ magnétique et haut-parleurs
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C’est alors que Pascal Tantin, qui collaborait occasionnellement au laboratoire EDF-hi-fi de Clamart sur les recherches MDI, proposa de soumettre la membrane à un champ magnétique, comme pour un vulgaire câble. La chaîne expérimentale était alors constituée d’un lecteur Phillips CD723 traité, le chouchou des audiophiles, d’un ampli de 2 x 10 W protégé contre les MDI et la distorsion thermique et de deux HP large bande Mitsubishi P610 de 16 cm sur baffles plans, également des favoris des audiophiles. Deux aimants ferrite furent donc installés à tout hasard de part et d’autre de la membrane, de sorte que celle-ci soit balayée tangentiellement par un flux nord-sud. Alors qu’on ne s’attendait, sourires entendus à l’appui, à rien d’audible, il fallut immédiatement reconnaître, à notre grande surprise, qu’ « il se passait quelque chose » : gain en dynamique et en fluidité essentiellement. La première conclusion fut la suivante : les MDI sous forme d’onde HF associée migrent sur la membrane et perturbent le couplage membrane-air. Acceptable alors. En fait, elles agissaient directement sur l’air, mais on ne le comprendrait que beaucoup plus tard, l’air étant alors définitivement classé comme « fluide acoustique parfait », politiquement correct… Le champ magnétique, en absorbant une partie de l’énergie de l’onde MDI, améliorait en conséquence le couplage membrane-air. C’était raisonnable… Pour vérifier cette hypothèse, on ajouta devant la membrane un champ électrique sous forme d’une grille polarisée à quelques dizaines de volts par rapport au saladier, avec là aussi un gain évident. En déplaçant cette grille devant le haut-parleur, on se rendit compte qu’il existait plusieurs optimums, dont un à 78 mm environ de la membrane. Cette longueur allait jouer un rôle important dans la suite, et notamment dans la genèse du Ionostat. Ce dispositif fut appliqué plus tard au CD723 qu’on avait l’habitude de faire fonctionner sans capot, le genre de torture que les audiophiles bien intentionnés font subir à cette brave petite bête, hélas ! arrêtée de fabrication. En installant des aimants dans le plan du disque et une grille à 78 mm au-dessus, polarisée à une soixantaine de volts par rapport au châssis du lecteur le fameux champ magnétoélectrique, on a obtenu immédiatement une lecture beaucoup plus « analogique » dans le bon sens du terme. |
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L’affaire du Triskell
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Lors de discussions sur les problèmes de hi-fi et les problèmes du piano avec un accordeur de nos amis, ce dernier nous signala qu’une amélioration sensible des pianos pouvait être obtenue avec un « Triskell ». Cet accordeur, M.T., n’est pas un accordeur lambda mais améliore les instruments d’artistes internationaux et est parfaitement capable de refaire un piano de A à Z. Le Triskell est un moulage en pierre reconstituée quartztique d’une figure celtique à trois lobes, de 30 cm de diamètre environ. Elle se trouve facilement sur Internet et, en dehors d’influences au niveau du bien-être ou autres ( ?), est recommandée pour l’amélioration des instruments de musique en général. A ce titre de démonstration, notre accordeur installa leTriskell juste sous la table d’harmonie d’un grand Steinway de concert. Le résultat, sans être spectaculaire, était dirons-nous perceptible, avec une meilleure sensation harmonique. Notre ami nous confia qu’un Triskell cassé fonctionnait presque aussi bien ! Lors d’une visite qu’il fit ensuite à Clamart, au labo, avec son Triskell, nous avons fait un essai positif au niveau des enceintes, mais également en faisant quelques tours à un cordon secteur autour du Triskell. Dans notre recherche de rationnel, nous avons alors émis l’hypothèse que c’était le matériau du Triskell qui importait et qui, en quelque sorte, « mangeait » les MDI. Un essai complémentaire en faisant passer le câble dans du sable de quartz, qu’on supposa un composant principal de l’objet, montra qu’un effet semblable pouvait effectivement être obtenu. Ce résultat conduisit à une nouvelle méthode de protection des câbles sous forme d’une couche de sable de quartz collée à la surface isolante. Cette méthode serait ultérieurement étendue à la surface des membranes de haut-parleurs, sous réserve d’utiliser du quartz très fin (0,2mm) en couche très mince. Quoi qu’il en soit, deux faits importants étaient à retenir :
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La révolution des barres
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A l’automne 2003, on disposait d’une théorie cohérente, les MDI, et d’une batterie de protections relativement efficaces pour les câbles, les CD, les électroniques et même les haut-parleurs, à base d’absorbants HF, de quartz, et de champs magnétoélectriques. C’est alors que parut sur Internet, dans le forum haute_fidélité.com, une intervention qui nous rendit perplexes. L’internaute M.B., connu pour la qualité de son installation et la finesse de son écoute, avait expérimenté un dispositif distribué (et installé) par Sicomin (Gérard Mezzadourian) sous forme de barres en céramique (les barres « Isis » et « Ramsès ») installées devant les enceintes, l’une en sous-sol, concurremment avec une réorientation des enceintes vis-à-vis du champ magnétique terrestre. |
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Naissance du Ionostat
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Pour vérifier cette hypothèse, nous avons réalisé, fin 2003, ce qui allait être le premier prototype du futur Ionostat : deux aimants néodyme espacés de 78 mm, une grille intermédiaire et deux jeux de piles de 36 V entre aimant-grille et grille-aimant. Ce dispositif simple installé par curiosité entre les deux enceintes d’une microchaîne montrait sans ambiguïté « qu’il se passait quelque chose », en particulier une dynamique améliorée et la possibilité d’augmenter le volume sans que la distorsion surgisse rapidement, comme c’est souvent le cas. L’aération était globalement meilleure. Il y a eu de nombreuses étapes entre ce prototype primitif et le Ionostat définitif, la progression étant faite « à l’écoute ».
Toutes ces modifications ont été faites en fonction d’essais et d’écoutes pas toujours positifs, et de notre lente progression de la compréhension des phénomènes, car ceux-ci ne sont pas simples ! |
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L’air en accusation
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Le modèle de départ
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L’hypothèse fondamentale est que l’air contient des molécules non neutre : soit des molécules chargées ou ions, soit des molécules polaires telles que l’oxygène O2 ou l’eau H2O sous forme gazeuse, soit encore polarisables sous l’action d’un champ électrique tel que celui d’ondes électromagnétiques.
Nous allons voir maintenant comment ce modèle qualitatif a pu être affiné en fonction de meilleures connaissances sur les ions. |
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Le modèle, image de la réalité ?
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L’air, support de la propagation du son, est essentiellement composé d’azote (78,08%), d’oxygène (20,95%) et d’argon (0,93%).Il faut y ajouter des éléments variables comme le gaz carbonique (0,03%) et la vapeur d’eau, celle-ci en quantité extrêmement variable, comme on le sait.
Cette mise en accusation de la molécule d’eau (Gérard Noël de la société OSH la signalait dès 1986), même si c’est en fait sous la forme d’un ion lourd particulier, est classique. On a une confirmation indirecte de l’existence de cet ion lorsqu’il se colle sur des surfaces, par le fait que le séchage à l’air chaud d’un sèche-cheveux des CD ou des membranes de haut-parleurs donne des résultats appréciables et souvent très positifs, probablement par division de ces ions lourds absorbés. Comment se passerait alors la perturbation sonore via ces ions ? Plusieurs hypothèses sont nécessaires. |
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Comment agit le Ionostat pour corriger le tir ? Les gros ions ; lors de leur formation à partir des ions légers ou de leur disparition, à l’intérieur de l’appareil, génèrent des ondes électromagnétiques de fréquences caractéristiques autour du gigahertz. |
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Chercheurs : à l’aide !
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De toute manière, compte tenu des résultats incontestables obtenus avec le Ionostat, il est urgent que des physiciens en acoustique et en physique moléculaire se penchent sur le problème, sans abandonner la place aux gourous des forces cosmotelluriques… La théorie des MDI, d’une façon générale, a toujours été bien accueillie par les chercheurs, qui reconnaissent qu’effectivement, s’il n’y a pas de corrélation entre les mesures et l’écoute, il doit exister un chaînon manquant X dans la théorie. Mais ils sont actuellement souvent plus occupés à chercher des crédits que l’inconnue X… Elle a été également accueillie chaleureusement par les professionnels de la hi-fi, troublés en permanence de voir les résultats fuir la théorie, malgré d’importants investissements ! Quant au Ionostat, ses essais lors d’écoutes par des professionnels ou amateurs éclairés ont été plus que satisfaisants : concluants ! Et pourtant, les conditions étaient toujours différentes quant aux chaînes et aux locaux d’écoute, avec des niveaux de prix compris entre 1000 et 150 000 euros environ. Le Ionostat évite-t-il les autres accessoires audiophiles, du genre filtre secteur ou câbles spéciaux ? Vu le caractère récent du dispositif, il est tôt pour le dire. Sur notre installation, il a été possible, par exemple, de supprimer le champ magnétoélectrique devant les haut-parleurs et les câbles secteur quartzés à quart d’onde. Attendons les avis ! Le Ionostat est un des premiers appareils visant à corriger le comportement acoustique de l’air. Il ne fait aucun doute que d’autres appareils ou dispositifs encore plus efficaces ne puissent prendre le relais, une fois le problème bien identifié. Nous pensons par exemple à un émetteur radio calé sur les « bonnes » fréquences et qui provoquerait l’éclatement rapide de gros ions Langevin mis en cause dans le phénomène. L’avantage du Ionostat est de ne pas nécessiter de puissance électrique autre que l’air : dommage pour EDF ! |
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Tout sur le Ionostat
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Description du Ionostat
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Le Ionostat est principalement composé d’une plaque P et de deux grilles G1 etG2 (comme un tube !) montées parallèlement et posées sur leur plus grand côté :
La polarisation est assurée :
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Applications du Ionostat aux instruments de musique
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Comme le Ionostat agit principalement sur l’air indépendamment de la chaîne, il fallait s’attendre à ce qu’il présente aussi une certaine efficacité sur des instruments de musique. L’essai a été fait avec plusieurs pianos, dont un Steinway de concert et un demi-queue Feurich. Le Ionostat est simplement disposé au-dessus des étouffoirs, derrière le porte-partitions supposé ajouré. Comme avec les chaînes, le rendu des instruments est globalement amélioré, tant dans les impacts que dans la décroissance des notes et l’organisation harmonique du message. L’effet sur un violon d’étude à été identique, avec une lisibilité accrue sur tous les plans. Pourtant, dans tous ces cas, on ne peut plus incriminer les MDI de la chaîne ! Restent les charges électriques collées en surface des organes émissifs, cordes et table d’harmonie, sans parler de l’excitation des molécules par les champs électrique du secteur et électromagnétique des émissions radio, qui perturbent le réseau ionostatique, que l’on verra bientôt. Ces idées ne sont pas inintéressantes vis-à-vis du problème de la sonorité de certains violons, Stradivarius inclus… |
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Les dispositifs commercialisés concurremment au Ionostat
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On peut distinguer les dispositifs destinés à absorber les ondes parasites en contact ou à proximité immédiate des câbles et boîtiers, d’une part (en fait, les MDI), et les appareils traitant l’ambiance de la salle d ‘écoute, d’autre part.
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Le réseau ionostatique
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Encore un modèle
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A la lumière des résultats obtenus avec le Ionostat, nous avons affiné un modèle dont nous avions émis l’hypothèse auparavant, lors de l’utilisation du champ magnétoélectrique devant les HP, avec piles, grilles et aimants. Ce modèle est celui du réseau ionostatique qui permet de saisir intuitivement la manière dont le milieu acoustique se trouve pollué par les MDI. Rappelons qu’il s’agit ici d’un « modèle » relevant des techniques de l’ingénieur et non d’une description physique des phénomènes au sens du chercheur scientifique. Un modèle peut ne pas refléter la réalité , mais il doit répondre, au moins qualitativement, à des questions du genre : « Si je fais ceci, que vais-je observer ? » L’un des modèles favoris des premiers physiciens de l’électromagnétisme était l’éther déjà cité dont les vibrations permettaient la transmission des ondes électromagnétiques, comme l’air permet la transmission sonore. Ce concept, dont Maxwell était à l’origine ‘ce qu’on s’est empressé d’oublier, ça faisait tache…), a disparu avec la théorie de la relativité, mais, auparavant, il avait bien fait comprendre les phénomènes… Le concept de réseau ionostatique permet de saisir comment agissent et se propagent les MDI, et également comment le Ionostat agit. Dans ce concept de réseau ionostatique, on considère que l’environnement est constitué de conducteurs et d’isolants, solides ou gazeux, l’air atmosphérique en l’occurrence, le vide étant à part (tubes électroniques). Le réseau ionostatique proprement dit est constitué par les charges + et – existant dans les isolants et dans l’air, sans se poser de questions sur leur origine (bien qu’on l’aie fait précédemment !) |
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On admettra que la densité de charges est, en gros, proportionnelle à la densité du milieu. Elle reste très faible, de l’ordre de 10^-15 par rapport aux molécules neutres. Le réseau va être considérablement plus dense dans les isolants solides, en particulier ceux des composants. La densité de charges dans les isolants est environ mille fois plus forte que dans l’air.
L’essentiel dans ce modèle est de comprendre que toute perturbation d’origine mécanique, acoustique, électrique ou électromagnétique va s’étendre automatiquement à l’ensemble du réseau.
Dans un tel réseau, le rôle du Ionostat est clair : capture et isolation des trois fréquences propres des ions du réseau dans l’entourage du Ionostat et réémission à l’avant du Ionostat par les antennes circulaires. De proche en proche, très rapidement, l’ensemble du réseau va osciller sur ces trois fréquences préférentielles, sans dommage pour la propagation acoustique. L’autre hypothèse déjà formulée est que ces trois fréquences provoquent une cassure des gros ions. L’avenir tranchera ! Le concept de réseau ionostatique est donc fondamental car il explique pourquoi les mesures n’ont en pratique aucun rapport avec l’écoute au-dessus d’un seuil minimal de qualité. Tout se passe dans l’air, le signal électrique n‘est pas concerné ! Concrètement, prenons l’exemple d’un ampli dans lequel on va changer un composant, ampli opérationnel ou condensateur par exemple. La distorsion peut être sensiblement réduite, mais, si le réseau ionostatique interne de l’ampli opérationnel ou du condensateur est modifié ou excité de manière défavorable, il communiquera ce défaut au réseau général et le gain subjectif escompté sera nul ou carrément négatif. Ce concept permet d’éclairer des constatations inexpliquées : Jean Hiraga avait remarqué, par exemple, que les transistors de sortie équivalents existant en deux versions : TO3 métallique etTO220 surmoulé plastique présentaient des différences sensibles côté musicalité, l’avantage revenant au TO3 ; il est évident que le réseau ionostatique d’un TO220 tout plastique est plus influent que le champ interne d’un TO3 très difficilement couplé au réseau général par suite de son boîtier métallique. Dans le même ordre d’idées, Oehmichen, qui écrivait dans Le Haut-parleur, avait raconté l’anecdote suivante : ayant réalisé un petit ampli avec des composants de fond de tiroir sur un montage en l’air, il l’avait écouté machinalement et avait été tellement surpris par la qualité obtenue qu’il avait décidé de faire un montage définitif sur circuit imprimé avec des composants neufs. Il n’avait jamais pu retrouver le charme de son montage initial ! Il est certain que ce modèle donne une image correcte des phénomènes observés, mais il nécessite de nombreuses recherches complémentaires pour que l’on puisse parler de vraie théorie avec des résultats quantitatifs incontestables. Par exemple, il reste à faire le lien entre ce que l’on connaît des ions, ions légers, ions lourds Langevin, molécules polaires et ce modèle de réseau qui suppose en plus l’existence de charges liées internes aux composants mais capables d’interactions.
Toutefois, la situation est critique, mais pas désespérée : extraire UN bruit de fond DU bruit de fond général est difficile, mais pas impossible quand on a quelques idées sur ce qu’on cherche. En tout cas, pour le moment , les mesures par antennes à l’oscilloscope ont montré des pics de type « bruit de fond » plus élevées en fonction de la position sur la chaîne. Sans plus… Les mesures qui ont été faites sur deux lecteurs de CD, au labo d’acoustique de Clamart, l’un traité et l’autre non, très différents à l’écoute, n’ont montré que des différences négligeables en sortie analogique. Des essais faits au Laboratoire National d’Essais sur deux enceintes dont l’une était munie d’aimants et de grilles polarisées, également différentes à l’écoute, n’ont montré aucune différence en mesures classiques de distorsion en régime harmonique. Il faut attendre beaucoup plus des mesures du champ acoustique/musical à partir de microphones, le microphone étant censé capter ce que l’oreille entend. Il est par exemple certain, vu l’unanimité concernant l’apport du Ionostat, que des mesures à partir de microphones doivent montrer des différences entre deux messages avec et sans Ionostat, mais elles n’ont pas pu être faites pour le moment. Il est possible qu’en réalisant ; par exemple, des interférences acoustiques avec et sans Ionostat, on puisse « voir » quelque chose, si la perturbation des fronts d’onde est bien la cause du phénomène. Par ailleurs, une vérification de l’hypothèse ionique par identification et comptage des gros ions ne relève pas d’une impossibilité expérimentale : Langevin l’avait fait en 1905. Gardons l’espoir ! Maintenant, quid du problème initial : les mesures « collent »-t-elles à la musicalité ? Dans un sens, oui, puisque la hiérarchie des valeurs entre du très haut de gamme et du bas de gamme est respecté… Mais le bas de gamme est devenu écoutable avec plaisir, et le très haut de gamme a perdu les duretés résiduelles qui en interdisaient l’adhésion immédiate ; la disparition des distorsions ressenties est l’apport essentiel du Ionostat. On peut écouter à la fois à fort volume sans avoir envie de baisser, et à bas niveau sans sentiment de perte excessive. Une autre conséquence prévisible est que les astuces audiophiles et autres câbles spéciaux passent au second plan. |
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Conclusion provisoire
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Au terme de cette étude, on peut presque considérer comme normal que les mesures soient décorrelées de l’écoute, puisque cette dernière dépend surtout de la propreté du réseau ionostatique, qui conditionne le champ acoustique, c’est-à-dire de l’absence d’ions lourds. Elle dépend donc finalement assez peu de la qualité du signal électrique si celui-ci reste acceptable. Dans cette recherche, nous avons eu une chance, c’est que cet appareil qu’est le Ionostat, presque trouvé par hasard, se révéler aussi efficace. Même les premiers prototypes, qui nous font sourire maintenant, agissaient et nous montraient que l’air acoustique n’était pas aussi innocent. Restent les mesures. Nous n’avons plus les moyens matériels d’en faire, personne n’ayant repris le flambeau expérimental à EDF, mais nul doute que des comparaisons acoustiques avec et sans Ionostat ne soient rapidement concluantes. En attendant, l’oreille a tranché depuis longtemps, pour la plus grande satisfaction de l’audiophile qui l’utilise… |
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