Accueil >

 

Les anciens éditos

 
 
 
Editorial de Septembre Octobre 2005
 

Dual Disc !?

Le Dual Disc existe nous l'avons rencontré ! Un article du mois de juin de notre confrère en papier la Revue du Son avait attiré notre attention. Un brin provocateur le titre en était : "Qui veut la peau du SACD". Cela continuait par "Le SACD est en danger, il faut sauver le soldat SACD". Fichtre ! Nos lecteurs connaissent depuis longtemps notre opinion sur le sujet et nous nous demandions en lisant ces lignes ce qui pouvait espérer être sauvé au sujet du SACD ? Ce format est mort-né par une lourde erreur de marketing de SONY PHILIPS. "No future" suivant l'expression des hommes de marketing. Pour en savoir plus nos lecteurs non initiés à la "Guerre des formats" peuvent se reporter à nos éditos précédents. Ils traitent abondamment de cette question importante pour qui veut investir plusieurs milliers d'euros dans un lecteur de CD.



Car l'épisode du SACD a fait des dégâts dans le petit monde de la très haute fidélité. Quelques constructeurs de lecteurs de Cd haut de gamme ont payé de leur existence la pseudo concurrence d'un format dont les "plus" restent encore à préciser. A part, plus cher… et un système anticopie seulement au bénéfice des maisons de disques, nous n'avons toujours pas trouvé. Combien de mélomanes audiophiles ont repoussé un investissement sur des nouveaux matériels en attendant le développement du nouveau format ? Combien ont été obligés d'acheter, fort cher, des lecteurs universels ? Bien que convaincus qu'un matériel ne peut prétendre à une excellence proportionnelle à son prix que s'il est conçu pour exécuter une fonction… et une seule. Dans le même temps la "bulle" marketing du Home Cinéma et du multicanal a éclaté. Et avec elle l'avenir du concurrent du SACD le DVD Audio ! Là aussi lourde erreur de marketing à ne pas vouloir reconnaître que nos compagnes refuseront définitivement de voir dans leur salon six enceintes et les câbles indispensables. Ceci sans tenir compte du budget correspondant. Pour preuve du déclin du HC il suffisait d'observer au dernier salon de Munich les stands des grands constructeurs japonais proposer des produits stéréophoniques haut de gamme ! Et un autre grand constructeur japonais lancer son système multicanal avec une seule enceinte pilotée par processeur pour un peu plus de mille euros…


Alors un Dual Disc qu'est ce que c'est ? Un disque lisible sur les deux faces, une compatible CD audio, l'autre compatible DVD audio stéréo, DTS 5 canaux, DVD Vidéo, et enfin DVD Rom avec liens Internet actifs. Nous avons précisé "compatible" car une simple étiquette sur la pellicule de protection mentionne en anglais : "La face Audio ne correspond pas aux spécifications du Conpact Disc (CD Red book de PHILIPS) et que par conséquent elle peut ne pas être lue par certains lecteur de CD et de DVD". Sans doute pour prévenir les difficultés rencontrées par les systèmes anticopie non compatibles, les disques qui en sont pourvus sont parfois illisibles dans certains lecteur ou autoradio CD. Le plus curieux est que parmi les licenciés pour fabriquer des Dual Disc on trouve en première ligne… SONY ! Sony USA et Sony Autriche il est vrai, au point que SONY electronics Japan a émis des réserves sur la lecture par ses machines du Dual Disc. Belle cacophonie ! Pour un support audio cela fait d'autant plus désordre…




Quel est l'objectif du Dual Disc ? Fédérer dans un seul support l'ensemble des disques de diamètre 12 cm pour diminuer les coûts de pressage des disques et les coûts de fabrication des lecteurs. Et espérer relancer la vente de musique enregistrée sur un support physique. Souvenez-vous de ce que nous vous disions il n'y a pas si longtemps : PHILIPS a reconverti la plus part de ses usines pour fabriquer des lecteurs de DVD et concurrencer les produits "low cost", venu d'Asie proposés à 39 euros et parfois moins en grande surface. Information passée inaperçue à l'époque qui prend toute sa signification aujourd'hui. Quelles sont les chances de succès du Dual Disc ? Son atout majeur, être compatible avec les lecteurs DVD dont le parc croît de manière exponentielle. Plusieurs années encore seront nécessaires pour que le parc de machines capables de lire la face DVD des Dual Disc se rapproche du parc mondial de lecteurs de CD déjà installé. Mais le processus est bien engagé est semble irréversible.

Le Dual Disc a un handicap lourd… son prix. Nous avons déboursé plus de 26 euros pour acheter l'unique exemplaire disponible dans un des magasins de notre disquaire national ! Il va falloir que les maisons de disques fassent un effort substantiel face à la concurrence de la musique téléchargée sur Internet à un euro le morceau. Soit 50 % moins cher pour notre album… Les possibilités vidéo ne semblent pas un atout majeur pour les consommateurs de musique. Un jeune adepte du MP3 sur clé à mémoire nous a fait une remarque édifiante : "pour moi ce n'est pas la qualité qui compte mais la quantité…" !

Un lecteur de Compact Disc reste un excellent investissement comme nous l'avions écrit il y a déjà quelques années. Ils ont depuis fait encore d'importants progrès, c'est donc encore plus vrai aujourd'hui…

Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Novembre Décembre 2005
 

Baladeur et MP3…

La vague des baladeurs à mémoire ou à disque dur est irréversible, il suffit de prendre des transports en commun pour s'en convaincre. Les regards sont lointains ou complètement absents et le petit sifflement caractéristique qui s'échappe des écouteurs confirme l'origine du syndrome.

Et d'aucuns de se demander comment a-t-on pu en arriver là ! Comme pour l'arrivée massive des restaurants "fast food" par une stratégie marketing précise sur une cible identifiée, les moins de 25 ans. Cible relativement facile à manipuler en terme de marketing. Les ressorts de motivation d'achat sont simples : "surtout pas comme papa et maman et pas cher". Les maisons de disques ont largement utilisé le premier constat depuis de longues années pour leur plus grand profit. Jusqu'à ce que les disques deviennent vraiment… trop cher ! Un baladeur à mémoire coûte moins de 20 euros et papa et maman ne savent même pas ce que c'est ! Quant à la musique elle circule téléchargée entre les ordinateurs des copains. Souvent pour le prix qu'elle vaut, comme disent les mauvaises langues dont nous faisons partie, …rien. Alors comment faire pour éviter une pollution irréversible des oreilles des moins de 25 ans ? Essayer de récupérer ces formats pour en améliorer la qualité pour qu'un jour inéluctable où les moins de 25 ans auront largement plus de 25 ans, ils se rendent compte que la Musique existe.

Casque KOSS PortaPro
fabriqué depuis 1984

D'abord proscrire catégoriquement les petits écouteurs intra auriculaires livrés avec l'appareil. Pour une raisons simple, ils sont dangereux ! Le conduit auditif étant partiellement ou complètement obstrué par les écouteurs la pression acoustique peut devenir trop élevée et entraîner à la longue une perte définitive d'acuité auditive de 20 à 30% ! Et ceci sans que l'utilisateur ne s'en rende compte, le niveau sonore relatif dans l'ambiance d'un transport en commun peut dépasser 100 à 110 décibels !

Privilégier le vrai casque ouvert même si l'isolation des bruits extérieurs est moins bonne. Prix moyen début de gamme 10 euros. Ensuite il faut essayer de choisir le bon codeur-décodeur (codec) et compresseur. Le plus connu étant bien sûr le MP3 malgré ses défauts car il est gratuit. Il faut préciser que le MP3 développé en Allemagne sous les directives de THOMSON Multimédia est un des plus anciens. Les autres formats sont des formats propriétaires disponibles, chez un constructeur de matériel, un éditeur de logiciels ou un logiciel libre. Exemples, AAC pour Apple, Atrac3+ pour Sony, OGG VORBIS (logiciel gratuit et libre), MPC (logiciel gratuit mais pas libre), WMA Microsoft (logiciel inclus dans Windows Media Player) et le MP3. Les trois premiers étant de loin les meilleurs. Tous ces codeur-décodeurs utilisent un système de compression destructif. C'est à dire que le morceau de musique compressé, dans un rapport de 1 à 15, parfois ne pourra jamais être reconstitué comme un clone de l'original. Malgré des algorithmes très sophistiqués, effet de masque, limitation de la bande passante etc.. Il y a donc une perte lourde de qualité sonore. Le célèbre MP3 n'était pas du tout prévu au départ pour compresser de la musique mais plutôt de l'illustration sonore.


MIP Station d'ADVANCE ACOUSTIC
pour connecter un iPod à une chaîne HiFi

Pour revenir à notre propos initial, comment améliorer le son des baladeurs numériques. Pour la musique téléchargée sur Internet, souvent "dérobée" en fait, les vitesses de transfert ont été possibles avec des taux de compression maximum en MP3. Autant le dire clairement on est dans ce cas très proche de … l'inaudible ! Mais les moins de 25 ans sont ravis : " Vous vous rendez compte j'ai mille titres !". A nouveau à proscrire pour des raisons de salubrité auditive !

Vous avez bien compris le taux de compression est réglable si vous effectuez la copie vous-même. Par exemple toujours en MP3, il peu varier du simple au double en stéréo. Une copie légale d'un CD sur un ordinateur en MP3 compression minimum va alors devenir à peu près écoutable en utilisation baladeur avec un bon casque. Pour la copie (toujours légale) ou le téléchargement sur les sites payants, le son va devenir même agréable sur un iPod d'APPLE avec le AAC ou sur un baladeur SONY en Atrac3+. Formats moins répandus que les lecteurs MP3 pour une raison de coût. Les modèles de baladeur Minidisc SONY haut de gamme autorisent même l'enregistrement en PCM Audio le format du CD ! Copie identique à l'original. Ce qui ne veux pas dire que l'écoute le soit car elle dépend des caractéristiques du lecteur de Minidisk ,du niveau de "jitter" (vibration parasite) et de la qaulité de l'étage d'amplification de sortie.

La micro chaîne de PODSPEAKERS

Enfin comment permettre aux moins de 25 ans d'accéder à un son de qualité pour le moins cher possible. On peut faire confiance à l'imagination des concepteurs et on trouve déjà sur les salons des produits originaux. Station pour iPod pour transformer le baladeur en source d'un système HiFi ou directement en mini chaîne.

Alors nous nous permettons une suggestion. Après mise en oeuvre de nos conseils ci-dessus, il va rester un maillon faible dans le baladeur, l'amplification. Pourquoi ne pas imaginer un petit ampli casque de bonne qualité dont la puissance serait suffisante pour alimenter des enceintes de format bibliothèque de bonne sensibilité ?

Ce pourrait être le début d'une chaîne HiFi pour les moins de 25 ans ! On pourrait même l'appeler TEPPAZ ! Non ? Je plaisante pour les plus de 50 ans...

Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Janvier Février 2006
 

 

Bonne nouvelle le prix du disque baisse … enfin !

Nous ne voulions pas lasser nos lecteurs à répéter sans cesse que les prix des disques sont trop chers, pour ne pas dire exorbitants ! Devant la menace de la musique téléchargée qui positionne le prix de l'équivalent CD à 11 euros, sans parler de la musique dérobée à 0 euros … la seule solution possible pour notre jeune CD, à peine vingt ans, était de revenir à un prix raisonnable. L'écart de prix pour le disque de Musique Classique ou de Jazz était devenu ridicule. On pouvait trouver dans les magasins des enregistrements d'une grande valeur artistique, historique et technique des débuts de la stéréo, à plus de 25 euros ! Malgré des frais de promotion et des droits d'auteurs amortis depuis bien longtemps ! Il faut bien financer d'une manière ou d'une autre le lancement des dernières stars "Kleenex" à la mode ! Et les hommes de marketing de nous expliquer que le classique ou le Jazz ne se vendent plus ! Pardon ne se vendaient plus. Car le Jazz et le Classique seraient un des rare secteur en augmentation au cours de l'année 2005. Il faut remercier nos grands interprètes d'avoir bien voulu se plier à la mise en scène médiatique. Mise en scène complètement inutile, pour démontrer leur immense talent, surtout à ceux qui ont de bonnes oreilles et une bonne chaîne haute fidélité… Espérons que ce ne sont pas les médias ou les homes de marketing qui ont demandé à Mademoiselle Hélène GRIMAUD de se teindre en brune pour augmenter les ventes de ses disques…


L'intégrale des oeuves de Mozart en 170 CD

Nous écrivions en titre de notre éditorial de septembre 2002 : Mozart vend toujours des disques… Et de continuer en nous adressant aux maisons de disques : "Nous avons une star à leur proposer, une star qui ne réclame même plus de droits d'auteur : Monsieur Wolfgang Amadous Mozart". Et nous avons été entendu ! Ou plus modestement quelqu'un chez BRILLIANT CLASSIC s'est rendu compte que l'avenir du CD passait par des prix très bas ou… pas d'avenir du tout. Début novembre l'offre incroyable de BRILLIANT CLASSICS est lancée en primeur par note partenaire le distributeur ABEILLE MUSIQUE : l'intégrale des œuvres de WAM pour 99 euros ! Le divin Mozart comme ses "fans" l'appellent affectueusement, nous pardonnera la démagogie très tendance, de le nommer par ses initiales. Mozart superstar c'est pour la bonne cause ! Car des centaines de milliers de disques, un peu comme des bouteilles à la mer, sont partis sur la planète. Quelques uns et peut être beaucoup plus, vont découvrir un peu par hasard que la Musique existe. 170 CD cela ne passe pas inaperçu dans une collection de disques même mal rangée ! Comment ce petit homme en perruque au look pas du tout tendance a-t-il pu mériter tant de fans depuis 250 ans ? Ouvrez la grosse boîte rouge, au hasard, il fait souvent très bien les choses, laissez votre oreille écouter. Ne soyez pas surpris au début qu'elle ne comprenne pas les sons d'instruments dont la référence auditive, la syntaxe acoustique, ont été perdues depuis longtemps. Insistez, vous pouvez faire autre chose en même temps, lire, sommeiller, rêver, à un moment ou à un autre le divin Mozart va vous parler. Cette relation intime qui va débuter méritait un petit effort car elle va durer toute votre existence…

The Ultimate Collection l'histoire du Jazz en 168 CD

Dans la même logique toujours chez BRILLIANT CLASSICS, l'intégrale des cantates de Bach en 60 CD pour 184 euros, les cinq concertos pour piano de Beethoven pour 25 euros, l'intégrale des symphonies de Mahler pour 57 euros. Chez un autre label The Ultimate Jazz Collection en 168 CD pour 180 euros ! Comment font-ils devez vous vous demander pour gagner un peu d'argent avec des prix aussi bas ? En exploitant la myopie des hommes de marketing qui confondent lessives et œuvres d'art. Patiemment les responsables de BRILLIANT CLASSIC ont racheté à très bas prix les fonds de catalogue des grandes maisons de disques. Logique, depuis le temps que l'on vous dit que le disque classique ne se vend pas ! Au passage ils ont récupéré quelques "perles" comme l'intégrale par Eliahu Inbal des symphonies de Mahler, ou l'Enlèvement au sérail par Sir Charles Mackerras et Scottish Chamber Orchestra. Même si curieusement certains critiques de magazine spécialisé ont renié leurs louanges sur le même enregistrement dés lors qu'il change de label ? Il est vrai que BRILLANT CLASSICS économise aussi la publicité et les frais de promotions loufoques de ses confrères… Certains doivent se demander comment trouver le temps pour écouter tout cela ? Simple, dans un premier temps ne plus allumer la télévision, selon les statistiques vous allez récupérer entre trois et quatre heures par jour… Dans un deuxième temps vous pouvez envisager de remplir votre iPod tout neuf, avec tout Mozart, avec un taux de compression acceptable et le faire écouter aux adolescents en tant que Papy ou Mamy branchés !

Malgré le travail efficace d'occultation médiatique pratiqué par les maisons de disques en mal de client, n'oubliez pas que du 25 au 29 janvier va se dérouler la 12éme Folle Journée de Nantes. L'an dernier plus de 110 000 personnes avaient assisté aux nombreux concerts. Pour 2006 le thème est, l'Harmonie des Nations qui couvre la période de 1650 à 1750. Ce siècle a vu la naissance presque simultanée de nombreuses stars ! En 1683 Rameau, en 1685 Bach, Telemann, Haendel, Scarlatti, Vivaldi et le génial Gluck quelques années plus tard en 1714. La "nouvelle vague" baroque allait tout emporter sur son passage. Ces immenses compositeurs seront servis par les plus grands interprètes internationaux. A ne manquer sous aucune prétexte s'il reste des places. Puisque l'on vous dit que le "Classique" ne se vend pas…

Bonne Musique en 2006 !

Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Mars Avril 2006
 

Les mystères de la Haute Fidélité !

Vous vous rendez compte ils écoutent des câbles ! A l'exclamation s'ajoute un regard perdu à la recherche de l'hôpital psychiatrique le plus proche ! Voilà comment souvent les mélomanes audiophiles sont vus ! Il faut dire que depuis les débuts de la haute fidélité beaucoup de progrès techniques sont partis de constats très… terre à terre. Le son changeait, parfois en mieux, sans que l'on sache très bien pourquoi. Il fallait attendre parfois plusieurs années pour un début d'explication rationnelle, à défaut de théorie vraiment scientifique. On parlait de haute fidélité ésotérique un peu comme une secte réservée aux initiés, assortie d'un langage abscons. Heureusement des chercheurs ont essayé d'analyser ce qui souvent résiste à la mesure. Nous avons emprunté le titre de cet éditorial à l'un d'entre eux Monsieur Pierre JOHANNET dont nous vous conseillons de lire le texte passionnant dans Théorie et Technique ci-contre (texte publié la première fois en décembre 2005 par le magazine DIAPASON N° Hors Série).



Monsieur Pierre Johannet
(photo Diapason)

Le texte de Monsieur JOHANNET a l'avantage d'être clair et accessible au plus grand nombre en faisant appel plus à la déduction logique qu'à d'abstraites théories. Le texte est plaisant à lire comme une enquête policière dans laquelle même Sherlock Holmes est appelé à la rescousse ! Plus sérieusement, il commence par un constat difficile pour l'ego d'un scientifique : il n'y a pas de corrélation entre la mesure et l'écoute ! Pour mémoire rappelons que les amplis à tubes qui séduisent nos oreilles affichent souvent des taux de distorsions supérieurs à 10%. Pour les câbles, modulation ou haut-parleurs, comment expliquer les différences notables à l'écoute ? Les paramètres sont beaucoup plus simples que dans le cas d'un amplificateur, deux prises à chaque extrémité, le ou les conducteurs et un isolant. Le diamètre et où le nombre de conducteurs varient d'un extrême à l'autre, du fil de litz façon cheveux à plus de 100 brins par millimètre carré, au conducteur unique de plus d'un centimètre de diamètre façon amarre de paquebot ! Auxquels s'ajoutent de mystérieux boîtiers noirs dont la fonction n'est pas précisée dans la documentation. Nous comprenons la perplexité de nos lecteurs surtout en regard d'un prix proche de l'or massif garanti neuf cent millièmes… Nous même devant la recherche d'une méthodologie pour évaluer les qualités musicales d'un câble, avons du nous ranger derrière le bon sens le plus élémentaire. Partir d'un premier budget puis comparer à l'oreille pour savoir si l'écart à l'écoute est proportionnel au prix…


Platine haut de gamme CEC TL10 X

Puis le compact disc est arrivé il y a un peu plus de vingt ans. Et avec lui la fin de la mesure pleurage scintillement, la fluctuation de vitesse n'était plus mesurable ! Les beaux instruments de laboratoire devenaient inutiles. La perfection était de ce monde ! Au diable les vieilles platines à disques noirs de nos grand-pères, une charrue au milieu d'un sillon ne pouvait rivaliser avec la suite infinie du numérique ! Le silence devenait absolu même si les spécialistes savent que rien est aussi une information. Puis quelques esprits chagrins sans doute un peu rétrogrades, ont commencé à critiquer un son froid, inexpressif, des timbres métalliques… Certains osèrent même ressortir leur vieille platine vinyle ou leur magnétophone à grosses bobines. Plus récemment le lancement du Super Audio Cd (SACD), une nouvelle révolution nous avait-on promis encore une fois, a eu surtout pour effet de relancer fortement la vente de platines haut de gamme pour les vieux trente-trois tours !

Que penser de tout cela ? Certains devant des discours incohérents, même sans évoquer le multicanal, ont préféré abandonner, et c'est dommage, un grand plaisir de l'existence, écouter de la Musique. Mais le bon Monsieur JOHANNET n'a pas abandonné si facilement la partie, du fond de son laboratoire elle dure maintenant pour lui depuis plus de dix ans ! Autre attitude rare chez un scientifique rendre hommage au travail de ses confrères et solliciter l'aide des autres chercheurs pour valider une hypothèse. Ceci avant d'arriver à sa propre théorie sur les MDI, micro décharges d'interface. Bien qu'aux limites de nos compétences le développement de cette théorie est passionnant à lire. Le coupable réussi plusieurs fois à échapper à une enquête de plus en plus serrée ! Le suspense dure, les indices s'accumulent et en passant l'auteur remet à leur place gourous et charlatans… Enfin le coupable est désigné. Comme dans les bons romans policiers, c'est celui qui avait "l'air" le plus innocent : l'air lui-même !

Nos jeunes lecteurs noyés dans les octets, les mégahertz, le mp3, ont peut être oublié que le vecteur fondamental du son est tout simplement l'air. Or ce dernier n'est pas si innocent qu'il n'en a "l'air". Monsieur JOHANNET nous apprend qu'il contient beaucoup de choses que nous ne soupçonnions pas ! Capables de perturber les chocs générés entre les molécules d'air, nécessaire à la propagation mécanique du son, par émission de très hautes fréquences. Le coupable avait un complice les ions lourds Langevin, découverts en 1905 par un physicien français qui leur a donné son nom. Nous sommes incompétents pour juger de la validité de la théorie de Monsieur JOHANNET, par contre nous tenons à souligner la cohérence et la rigueur de la démarche. Le modèle développé à l'avantage d'apporter une réponse scientifique aux nombreux "mystères" de la haute fidélité depuis plus de trente ans !

 

Modèle de champ ionostaique

Alors que faire ! Surtout au moment de signer un gros chèque se demande le lecteur, qui a eu le courage de nous suivre jusqu'ici ! Eviter les sirènes du marketing, ne pas écouter avec les yeux ! Plus que jamais faire confiance à ses oreilles comme nous le répétons sans cesse dans ces colonnes !

Bonnes écoutes !

Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Mai Juin 2006
 

Les mystères de la Haute Fidélité (2) !

A la suite de la mise en ligne du texte de Monsieur JOHANNET nous avons reçu quelques courriers, peu nombreux, mettant en cause le sérieux de son travail de recherche. Comme on va le voir plus loin, nous n'avons même pas transmis ces critiques à l'auteur, en raison de leur caractère inepte qui démontre que le texte en question n'avait même pas été lu. Ces "critiques", si l'on peut dire, développent toujours les mêmes "idées", plus particulièrement concernant les câbles mais elles visent aussi bien la haute fidélité en général. En résumé, et de manière guère plus brutale que la prose de leurs auteurs : proposer un câble de plus d'une centaine d'euros est une escroquerie. Le magasin qui vend un câble de plus d'une centaine d'euros collabore à cette escroquerie, et thf.fr encourage ses lecteurs à se faire escroquer avec la caution scientifique de Monsieur JOHANNET... Nous avons pour habitude de ne pas réagir à se genre de "réflexions". Mais leur coté répétitif, colporté par des forums sur Internet très mal modérés, nous oblige à faire une mise au point une bonne fois pour toutes.



La Grande UTOPIA - made in France

Il est vrai que quelques très rares constructeurs ont cru qu'un prix loufoque pouvait assurer la promotion de leur produit. Sans doute de par l'image induite, selon eux, d'une qualité supposée en proportion. Leur carrière fut assez brève. Par contre les produits sérieux quelque que soit leur prix perdurent. Avouons le, quand, il y a plus d'une dizaine d'années maintenant, on nous a présenté une enceinte Grande UTOPIA pour la première fois, nous avons cru au lancement d'un de ces produit de prestige… Or dix ans après la Grande UTOPIA continue sa belle carrière démontrant de par le monde le savoir faire d'un de nos plus grands acousticiens. Nous en sommes témoins, au salon du High End MUNICH, tous les jours, le public attend sagement et parfois longuement pour accéder à l'auditorium préparé pour elle. Dans son sillage des constructeurs ont réussi à exporter avec le label "hifi made in France" en créant au passage quelques dizaines d'emploi. Nous avons pris volontairement l'exemple de la Grande UTOPIA car elle est souvent dénigrée dans son pays d'origine dans la même "logique" limitée que citée précédemment. Toujours dans cette même logique nous allons utiliser une métaphore alimentaire, tout à fait explicite dans la culture de notre pays : si une bouteille de château MARGAUX 1989 vaut quelques milliers d'euros il doit y avoir une raison…? En conclusion ce n'est pas parce qu'un produit est très cher qu'il est forcément très bon, mais ce n'est pas non plus parce qu'un produit est très cher qu'il est forcément mauvais !!!


La liste des Marques >>>

La liste des Fabricants
et des Importateurs >>>


intervenants en France sous réserve
de quelques mise à jour...

Les magasins de haute fidélité, sont souvent accusés de tous les maux ! Pensez donc ! Des gens avides de profits et prêts à vendre n'importe quoi, à n'importe qui, n'importe comment… Encore une fois s'il est vrai que certains d'entre eux manquent parfois de professionnalisme. La sanction comme pour les constructeurs tombe rapidement, vitrine peinte en blanc : magasin à vendre. Comme les constructeurs , les magasins ont des concurrents. Il faudrait que le responsable soit particulièrement tourmenté pour choisir de proposer le mauvais produit à marge quasi égale ! Quel est son objectif ? faire mieux que son confrère pour emporter l'affaire. Mieux en rapport qualité prix sans oublier qu'il est aussi un collecteur forcé de taxes pour 19,6% de tout ce qu'il vous vend… Enfin quelle est sa "fonction" la valeur ajouté qui justifie, n'ayons pas peur des mots tabous, son bénéfice… Vous permettre de comparer les produits et de choisir ! Et cela à un coût important en stock en mètre carrés au sol, en personnel et en taxes et impôts divers !

La liste des magasins >>>

magasins annonceur publicitaires et non annoceurs

 

Depuis bientôt six ans nous conseillons à nos lecteurs d'acheter ce qu'ils entendent ! A chacune de leurs questions nous concluons toujours de la même manière : prenez vos disques et poussez la porte d'un magasin spécialisé en haute fidélité, vous avez une liste à votre disposition classée par ville et par région… Si celui-ci ne vous plaît pas il y a en sûrement un autre pas très loin. Ne cédez pas aux sirènes du marketing, faites confiance à vos oreilles plutôt qu'à vos yeux…

En fin dernier argument à opposer aux "critiques" primaires. Elles sous entendent que les professionnels sont sourds, mais pas seulement eux, leur clients aussi ! Car honnêtement, pour épater les voisins, un câble aussi cher soit-il, est beaucoup moins efficace qu'une grosse voiture allemande ! Il faudrait vraiment une sévère perversion pour que des clients insatisfaits reviennent acheter dans le même magasin pendant vingt ans ou plus ! Alors si d'aucuns achètent, on peut supposer qu'ils ont entendu autre chose, autre chose qui justifie la rédaction du gros chèque. Bien entendu ce raisonnement vaut aussi pour l'achat de n'importe quel élément d'une chaîne hifi.

Quand y aura-t-il un forum sur thf.fr la réponse est claire et nette : jamais ! Sous couvert d'un commode anonymat trop d'inepties plus ou moins orientées sont véhiculées par ce biais et causent beaucoup de tort à toute une profession. Avec qui croyez vous échanger des informations sur un produit qui vous intéresse : le vendeur du produit, son concurrent ou un amateur de fer à souder pré-convaincu de l'extraordinaire supériorité de ses bidouilles ? Il y a plusieurs semaines déjà, nous avons envoyé pour abus de copie, des réclamations à un site forum, à la seule adresse disponible : celle de son webmaster non humainement identifié. Nous attendons encore une réponse…

thf.fr, lui est toujours là pour essayer de vous apporter une réponse la plus claire et la plus objective possible. Difficile pour un de nos annonceurs publicitaires de nous influencer, nous avons beaucoup de petits budgets…

Bonnes écoutes !

Frank ROMERSA

 

   

 
 
 
Editorial de Juillet Août 2006
 



La Musique en vacances !

Quel est la meilleure période pour écouter de la Musique tranquillement loin du stress quotidien ? Pendant les vacances évidemment ! Mais comme nous, vous devez être nombreux à vous éloigner de votre domicile et par conséquent de votre précieuse chaîne haute fidélité, alors comment faire ? Nous avons pensé à une petit système nomade, facile à transporter, deux enceintes bibliothèques un minuscule amplificateur classe D ou T, un lecteur de Cd petit format et quelques câbles… Et les disques ? Comment choisir ceux que nous allons avoir envie d’écouter, parmi pour certains d’entre nous plusieurs milliers de CD ? Après longue réflexion et de multiples tests nous pensons avoir trouvé la solution !

baladeur iPod APPLE et casque ULTRASONE

Lisez la suite avant de dénigrer notre idée ! Oui c’est un baladeur numérique à disque dur, mais pas n’importe lequel : APPLE iPod 60 Giga octets. Du MP3 quelle horreur !!! Allez vous dire… L’ iPod lit bien le MP3, mais pas seulement, il lit aussi le AAC le compresseur d’APPLE très proche de la norme MP4 avec gestion de DRM, c’est à dire dans le respect des droits d’auteur. Vous pouvez alors télécharger pour quelques euros sur la boutique en ligne de la musique de variétés, mais aussi du Jazz, de la Musique Classique. Les dernières interprétations par les meilleurs musiciens et les plus grands orchestres internationaux sont disponibles. Ensuite vous avez droit à la copie privée de vos disques. Compresser mes précieux compact disc ! Amoureusement collectionnés depuis des années vous n’y pensez pas ! Ne vous étranglez pas avant… de lire la suite. Vous pouvez copier vos disques en MP3 ou AAC sur un iPod, mais encore une fois, pas seulement ! Cherchez bien dans la paramétrage d’iTunes le logiciel prévu à cet effet : Importation APPLE Lossless encoder. Nous avons fait de nombreux essais, incontestablement ce codec, annoncé sans perte, est de loin le meilleur. Il donne des résultats à l’écoute tout à fait comparables à un bon lecteur de CD de moyenne gamme… Inconvénient, prévoir 4,3 mégaoctets en moyenne pour chaque minute de Musique enregistrée. C'est pour cette raison que nous avons choisi le plus gros modèle à 60 Giga octets. Ce qui laisse prévoir 230 heures d'écoute pour faire le plein…soit plus de 200 CD ! Un dernier petit effort votre iPod cache dans le répertoire "réglages" un égaliseur, veiller à ce que cet égaliseur soit sur la fonction "plat", ceci pour éviter le style sono de boîte de nuit… Dernier investissement un bon casque, les petits écouteurs sont à proscrire ! Nous avons découvert au dernier salon HIGH END de Munich (voir reportage ci-contre) le casque ULTRASONE modèle iCans. Ce casque léger, pliable est assez élégant pour être porté en public, il a été conçu spécialement pour l'iPod. De transducteurs en mylar de 30 mm, matériau ultra fin de quelques microns déjà utilisé sur des haut-parleurs isodynamiques ou électrostatiques de haut de gamme, expliquent ses superbes qualités musicales. Il est proposé à un prix raisonnable de 80 euros. Ensuite il ne vous reste plus qu'à fouiller dans votre discothèque. Combien de morceaux oubliés aimeriez-vous réécouter dans la pénombre, le calme propice de la chambre d'une maison de vacances ?

Ceci ne doit pas vous empêcher de mettre vos oreilles en vacances et d'écouter de la Musique en "vrai". A noter aux Chorégies d'Orange, Aïda de Verdi dirigé par Michel Plasson avec pour troubler les esprits féminins la très belle voix de ténor Roberto Alagna. Quelques jours plus tard dans Lucia de Lamemoor son jeune et talentueux concurrent Roberto Villazon fera sans doute des prouesses… sans micro, sans amplificateurs, sans enceintes devant 8 000 personnes à ciel ouvert...

L'Or du Rhin de Wagner sera dirigé par Sir Simon Rattle et une Flûte Enchantée par Daniel Harding année Mozart oblige.

Rendez-vous estival depuis 1981 des grands pianistes internationaux, à noter cette année Katia Skanavi, Ivo Pogorelich, Andréa Staier et Brigitte Engerer.

La petite ville du Gers accueille comme chaque année les meilleurs jazzmen internationaux

Bonnes écoutes !

Frank ROMERSA