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Les anciens éditos

 
 
 
Editorial de Janvier 2005
 


Le syndrome de la sirène…

L'aventure d'Ulysse illustre bien un des fondements de notre passion pour la Musique et sa reproduction de haute fidélité. En approchant des dangereux récifs habités par la sirène, Ulysse demande à son équipage de soigneusement se boucher les oreilles avec de la cire. Il exige d'être solidement attaché au mat du navire et donne l'ordre formel à ses hommes de ne plus lui obéir et de garder le même cap. Il sait que le merveilleux chant qu'il veut absolument entendre risque de causer sa perte à vouloir s'en approcher, à vouloir le posséder…

Dans l'existence de tout mélomane audiophile le syndrome de la sirène est survenu à un moment ou à un autre. Souvent ce bref instant a fait que des hommes à travers la planète ont consacré leur existence en recherches pour "posséder" le son absolu. La destiné du musicien et de l'ingénieur ici se rejoignent. Ils vont passer plusieurs dizaines d'années dans la quête de ce "Graal" sonore. Très peu vont réussir. Réussir dans le sens d'une avancée significative immédiatement reconnue par le grand public.



Des exemples ? Celui du pianiste canadien Glenn Gould mondialement célèbre en quelques semaines pour son interprétation visionnaire des variations Goldberg. Celui de l'ingénieur HOOD inventeur de la Classe A pour les amplificateurs. Quelle corrélation entre le travail de ces deux créateurs ? Ils ont inventé un son ! Quelques mesures des Goldberg de GOULD suffisent à reconnaître son tempo inimitable. L'écoute d'un ampli en Classe A, est elle aussi, rapidement identifiable par la finesse des détails et le naturel des timbres. Nos auditeurs, ne se sont pas trompés lors de notre dernier test à l'aveugle. Ils ont rendu hommage au concepteur du circuit en classant premier un ampli fonctionnant en Classe A sur 25 watts ( voir ci-contre Bancs d'essai ).



La quête du Graal sonore continue. Certains ont eu le courage d'essayer de dépasser les figures historiques et d'exprimer leur créativité en reprenant parfois les mêmes chemins pour aller plus loin, un peu plus loin. C'est la caractéristique de l'art, de l'art musical, et pour nous de l'art de la reproduction sonore. Voilà pourquoi si vous interrogez un professionnel ou un mélomane audiophile, il va facilement se souvenir de ce moment où il a entendu une Musique comme éternelle. Comme déjà inscrite dans sa mémoire, alors qu'entendue pour la première fois. C'est le syndrome de la sirène qui opère. Il ne va plus avoir qu'un seul souci retrouver ce son pour le posséder, en jouir égoïstement, privilège de l'audiophile sur le mélomane.

Cet instant marque l'entée du commun des mortels devenu initié en quelques instants dans une communauté à la fois ésotérique et scientifique. Cette communauté des passionnés de reproduction sonore est internationale, ses membres ont le même langage souvent obscur, mais qui devient clair et limpide quand ils parlent simplement de Musique et de sons. Car quelques uns deviennent aussi petit à petit mélomanes. Bien sûr beaucoup d'argent va circuler et les charlatans ou pire les hommes de marketing ne sont pas loin… Mais les initiés ont une arme redoutable pour éviter les maléfices séducteurs : leur oreille. C'est elle qui va guider les recherches pour retrouver le son absolu. Celui comme tout œuvre d'art, où il n'y a plus rien à enlever, plus rien à ajouter. L'oreille enfin sereine, ne se préoccupe plus que du plaisir des sons, de la Musique.

De nouvelles enceintes, un nouvel amplificateur, chaque avancée pour pénible ou coûteuse qu'elle soit a un avantage. Celui d'avoir le plaisir de réécouter tous ces disques. Les réécouter pour découvrir des nuances, des intentions du musicien passées autrefois inaperçues. Le plus cher n'est pas forcément le meilleur, mais le très cher arrive aussi parfois à l'excellence. Le chemin est long semé d'embûches mais le but atteint la sérénité arrive. Au diable les watts ! Au diable, les taux de distorsions, les harmoniques paires et autres sortilèges barbares. Il devient difficile d'interrompre le morceau, les bavardages cessent. La Musique envahit l'espace, envahit notre esprit pour lui faire oublier le présent et le transporter dans un monde merveilleux sans limite, l'extraordinaire patrimoine musical depuis l'invention des procédés d'enregistrement.


Nous avons l'incroyable avantage sur Ulysse de pouvoir écouter et réécouter confortablement le chant de la sirène autant de fois qu'il nous plaira… Au point qu'un ami mélomane s'exclame : la première fois que j'ai entendu la première Partita de Bach par Dinu LIPATTI, j'ai cru que c'était Dieu qui jouait du piano ! Quelque mois plus tard hélas le génial pianiste quittait le monde des vivants. Dieu a bien de la chance de l'écouter jouer pour l'éternité.

Pour cette nouvelle année je vous souhaite beaucoup de belles Musiques et pour certains d'entre-vous d'entendre pour la première fois le chant de la sirène.

Frank ROMERSA
Frank.ROMERSA@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Févier 2005
 


MP3, WMA, ATRAC3, OGGVORBIS, MPC, WAVE etc…

De quoi s'agit il ? Encore des sigles obscurs loin de vos préoccupations musicales ? Non, ce sont simplement les noms des formats informatiques dans lesquels la musique est codée pour être lue par votre ordinateur préféré. Si vous êtes néophyte sur le sujet la jeune génération qui passe ses nuits sur Internet va vous expliquer l'importance du phénomène. Comme pourrait aussi le faire un directeur de maison de disques pour qui la simple vue des trois premières lettres de notre titre, MP3, évoque immédiatement un cauchemar pour son chiffre d'affaires. Alors pourquoi thf.fr s'intéresse à ce genre de choses ? Nous avons plus l'habitude de batailler sur les mérites comparés du dernier amplificateur avec alimentation en classe D ! C'est que l'enjeu est de taille, c'est à dire un changement radical dans notre manière d'écouter de la Musique. Nous allions dire consommer mais cela ferait trop plaisir aux hommes de marketing qui dans l'ombre ont préparé ces stratégies encore obscures il y a peu…

L'anathème du Président de Sony a retenu notre attention : "L'ennemi public N°1 c'est Bill GATES !" Pourquoi l'inventeur avec Philips, du disque compact, le plus grand groupe mondial d'électronique grand public s'inquiète-t-il autant des stratégies de Microsoft ? La raison est simple, nous l'avons déjà évoquée ici, toutes les données multimédias sont aujourd'hui numérisées, image vidéo et son, pour qu'elles puissent entrer ou sortir de votre domicile il faudra payer sa dîme à Microsoft. L'ordinateur familial devenant la plaque tournante indispensable pour gérer ces flux numériques. A ceci près que le "tuyau", en l'occurrence le vieux câble téléphonique en cuivre fin comme un cheveux, malgré des progrès sensibles avec l'ADSL, est encore de trop faible capacité pour tout ce que l'on veut y faire transiter. Mais les ingénieurs ont bien travaillé ! Ils se sont aperçu qu'en compressant les données numériques il pouvaient beaucoup plus facilement faire circuler des fichiers plus petits sur le fil de cuivre. Et les formats compressés pour le son ont été crées suivant la liste en titre. Et le président de Microsoft de s'exclamer comme pour bien enfoncer le clou : "je trouve ridicule et archaîque d'avoir à acheter un bout de plastique dans une boîte pour pouvoir écouter de la Musique chez soi !" L'irritation du non moins président de Sony se comprend mieux surtout quand on sait que Sony Music est un des quatre éditeurs de disques, les plus importants de la planète…


Mais ses malheurs ne s'arrêtent pas là car une fois copié en format compressé un morceau de Musique est alors duplicable à l'envie et il peut traverser la planète en quelques milisecondes d'ordinateur à ordinateur en générant des clones à chaque fois. Lequel clone peut être alors aisément transféré sur un baladeur de nouvelle génération pour un coût quasi nul… Vous comprenez mieux le cauchemar du directeur de la maison de disques ! Les baladeurs de nouvelle génération, comme les adolescents d'aujourd'hui n'ont pas connu la K7. Ils sont équipés de disques dur de haut capacité qui peuvent contenir plusieurs centaines d'heures de musique. Vous comprenez mieux, pourquoi quelques gouttes de transpiration perlent au front du directeur de la maison de disques… Même avec l'aide des "stars kleenex", Il n'arrive pas à s'habituer à un résultat négatif, de moins 15%, à moins 20% en valeur, depuis trois ans…


En quoi cela nous concerne-t-il, nous amateurs du beau et grand son ? Les formats de compression évoqués plus haut sont tous destructifs. C'est à dire que si l'on part de la capacité informatique d'un plein Cd format PCM soit l'équivalent de 700 Méga octets, pour compresser ce volume dans un rapport de un à cinquante, il faut abandonner en route une partie des informations du départ… Il sera donc impossible de les reconstituer à l'arrivée comme savent si bien le faire les programmes informatiques. Et alors ! Peu nous importe nous avons accepté de payer le prix fort pour acheter nos si chers Cd ! Vous oui, mais les jeunes générations qui économisent leur argent de poche et qui peuvent maintenant s'offrir un baladeur à mémoire pour quelques dizaines d'euros et le remplir à ras bord à partir de l'ordinateur familial pour zéro euros…? Ils vont s'habituer à ce son appauvri, la même "soupe" électroacoustique déversée à flots quotidiens par les radios et télévisions commerciales va leur être proposée "qualité numérique" ! Qualité Compact Disc ils n'osent pas encore… Sony et Philips veillent !

Dans le Nord de la France un enseignant organise chaque année avec le concours de constructeurs français de matériels de Haute Fidélité des séances d'écoute pour ses élèves. Ils sont conviés avec leurs parents à apporter leurs propres Cd. La réaction est toujours la même : "Je ne savais pas que cela pouvait exister…".

Oui, un son pareil peut exister même pour un budget raisonnable.

Frank ROMERSA
Frank.ROMERSA@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Mars 2005
 


Tubes ou Transistors… ?

Les amplificateurs de nos chaînes haute fidélité utilisent depuis son invention à la fin des années quarante des transistors comme principal composant. Le succès a été tel que l'on a vite oublié son prédécesseur le tube ou lampe qui équipait les encombrants postes de radio de nos grands parents. Succès du transistor en raison de son coût bien sûr mais aussi en raison de sa facilité de mise en œuvre, de sa solidité et de son faible encombrement. D'autres avantages encore il ne chauffe pas exagérément en utilisation normale et permet d'obtenir des puissances élevées pour les amplificateurs. La cause semblait entendue et le tube voué à la disparition avec seulement quelques exemplaires dans les musées de l'électronique pour les nostalgiques.


Lee de FOREST tenant sa nouvelle invention,
l'audion, rebaptisé plus tard "triode" ou "lampe" - 1907

Nostalgie le mot est bien choisi pour rendre hommage aux deux français fondateurs de la société JADIS : Monsieur Jean Paul CAFFI et Monsieur André CALMETTE. Pour oser proposer au début des années quatre vingt des amplificateurs à tubes il fallait une bonne dose de courage ou d'inconscience. Perdue aux alentours de Carcassonne la jeune société présente son premier amplificateur équipé de tubes 300B de dix watts… Aucune "vision" marketing de multinationale mais de profondes convictions sur des solutions techniques validées à l'écoute. Quelques mélomanes adhérent immédiatement au projet pour enfin approcher une musicalité inimitable. Et les ennuis commencent, très peu de sociétés fabriquent encore des tubes de bonne qualité. Une grande entreprise américaine sera directement sollicitée pour relancer une fabrication de tubes indispensables pour les amplificateurs JADIS. Vingt ans plus tard les électroniques JADIS sont présentes dans plus d'une trentaine de pays


Premier transistor à pointe - 1947

Dans le même temps le transistor a lui aussi bien évolué pour conserver en audio son écrasante supériorité. Les transistors à effet de champs sont arrivés, mosfet, hexfet, pour un meilleur suivi mélodique du message musical. Des montages en Classe A, ou pure Classe A, ont été expérimentés pour s'affranchir de la distorsion d'inter modulation. Les puissances ont augmentés sans cesse, 100 watts puis 200, 300 et plus, et les prix ont fait de même. Le préamplificateur a été installé dans un boîtier séparé avec une alimentation électrique spécifique. Les étages de puissance sont proposés en deux blocs monophoniques disposant à leur tour d'imposantes alimentations électriques, gage d'une meilleure musicalité. Mais le tube a bien résisté et dans la même période accroît doucement le nombre de ses partisans. De nouvelles sociétés viennent rejoindre les précurseurs de JADIS en France et dans le monde, AUDIOMAT, AUDIOAERO, AUDIOPHILE TECHNOLOGIE, KORA, DRG SIEMEL, KR AUDIO, CARY, MAC INTOSH, AUDIO RESAERCH, JOLIDA etc…

Ampli JADIS Da30

Tubes ou transistors ? la question reste posée. Nous allons essayer de faire la part des choses pour chacune des solutions. Le tube apporte une incontestable musicalité mais avec aussi des inconvénients. On lui a souvent reproché une faiblesse pour la reproduction des fréquences graves. Faiblesse en partie corrigée avec des tubes et des montages permettant d'obtenir de plus en plus de puissance. Pour le même nombre de watts et un rendement identique d'enceinte exprimé en dB rappelons que la puissance subjective est dans un rapport de 1,8 à 2,5 en faveur du tube. Toutefois vouloir obtenir du grave d'un haut parleur de 38 cm avec une 300B en montage simple sortie de 8 watts est une gageure. On lui a reproché aussi un coût d'entretien plus important car la durée de vie des tubes est limitée, surtout en classe A, à environ 2000 à 2500 heures. Le remplacement par un spécialiste est normalement rapide et peu coûteux et l'amplificateur retrouve tout son potentiel d'origine. Un ampli à transistors de musicalité comparable va lui aussi avoir des inconvénients, encombrement en raison d'une alimentation électrique surdimensionnée et de transformateurs aussi volumineux que coûteux. Obligation de laisser un amplificateur à transistors se stabiliser en température et vibration mécanique de transport pendant 48 à 72 heures. Laisser l'appareil sous tension même inutilisé pour en obtenir son meilleur potentiel. Température de fonctionnement élevée en Classe A qui devient pénible à supporter en été. Sensibilité beaucoup plus importante que le tube aux phénomènes de micro décharges d'interface MDI.


Amplificateur LAVARDIN Modèle IS

Alors favorable aux tubes chez thf.fr ? Oui et non, oui parce que nous sommes un utilisateur quotidiennement satisfait, et non après l'écoute d'un amplificateur LAVARDIN. Un ingénieur mélomane, Monsieur Gérard PERROT s'est posé la bonne question : pourquoi un transistor est il moins musical qu'un tube 300B ? Après de longues années de recherche il allait mettre en évidence un phénomène inconnu jusque là : la distorsion de mémoire. En s'attaquant à la réduction de cette distorsion à l'aide de circuits très complexes il allait redonner au transistor un deuxième élan vers une musicalité insoupçonnée récompensée par de nombreuses distinctions des critiques spécialisés à travers le monde.

Alors… ? Plus que jamais à vos oreilles de choisir. La compétition entre le tube et le transistor est là pour notre plus grand bénéfice d'audiophile mélomane.

Frank ROMERSA

   

 
 
 
Editorial d'Avril 2005
 

Deux voies, trois voies , Bass Reflex, Close… ?

Nous voulons parler de l'enceinte acoustique à travers les nombreuses questions posées par nos lecteurs. Nous avons rarement abordé ce sujet et de plus jamais directement. Nous allons essayer de combler cette lacune. L'enceinte acoustique est un des éléments importants d'une chaîne haute fidélité déjà par son encombrement et en raison du fait qu'elle entre dans nos intérieurs, le plus souvent dans la pièce principale. Elle va devenir un objet "meublant" suivant l'expression des hommes de marketing. Autrement dit si l'électronique peut rester discrète ou même dissimulée, l'enceinte va devenir un objet plus familier. C'est un choix commun, objet de nombreux litiges au point que les constructeurs tiennent compte dans la conception d'un produit du WAF, pour "Woman acceptance factor…" Ce qui veux dire obligatoirement un dessin séduisant pour l'œil féminin un aspect et une finition irréprochable.

Enceinte format bibliothèque Studio Lab - 210 € 1.400 F.
Diapason d'Or 2002

Dans un souci de classement nous avons défini différents formats : bibliothèque, colonne, triphonique, caisson de grave. Le format bibliothèque est le plus répandu pour deux raisons marketing, volume faible plus facile à intégrer dans un intérieur, et surtout prix très abordables. Ce n'est pas les seules raisons de son succès. Ce format est favorable pour la création d'un point source en raison de la proximité des haut-parleurs, le point source permet d'obtenir une image sonore plus précise et plus profonde. La faible taille de l'ébénisterie permet de mieux maîtriser les vibrations parasites du coffret. Les constructeurs on fait d'énormes progrès ces dernières années, car l'enceinte bibliothèque est un exercice de style indispensable pour un acousticien débutant. C'est le produit dont le succès va lancer sa réputation. Inconvénient, malgré l'appellation cette enceinte est très rarement installée dans une bibliothèque, un pied de bonne qualité est donc nécessaire car il participe au résultat sonore de l'ensemble. Autre inconvénient le rendement (ou efficacité), plus faible il va nécessiter un amplificateur très performant suivant le vieil adage des professionnels de la Haute Fidélité : petite enceinte, gros amplificateur. Les résultats obtenus avec des amplis parfois hors budget avec de petites enceintes très abordables utilisées en solution d'attente sont parfois très surprenants notamment dans le registre grave.

Enceinte format bibliothèque ATOHM Sirocco

Le format colonne a lui aussi connu un succès grandissant au cours de dix dernières années malgré des prix plus élevés. Le volume important permet un meilleur rendement dans le grave avec un bass reflex (charge accordée). L'évent caractéristique se remarque sur la face avant sous la forme circulaire ou parfois laminaire. Si le plus souvent l'enceinte bibliothèque est équipée de deux haut-parleurs, aigu et médium grave. La colonne à partir d'un certain budget est montée avec trois haut-parleurs ou plus. Attention cela ne signifie pas systématiquement qu'il s'agit d'une deux voies ou trois voies. Cela dépend du filtre électrique interne chargé d'orienter la partie du signal vers chaque haut-parleur spécialisé dans un registre : aigu, médium, grave. Il existe donc des enceintes trois voies avec plus de trois haut-parleurs ou deux voies avec plus de deux haut-parleurs. Plusieurs inconvénients là aussi pour le format colonne, vibrations parasites de coffret plus difficiles à maîtriser, complexité du filtre, encombrement relatif.


Enceinte format colonne KELINAC 501 S

Le triphonique avec caisson de grave asservi a été inventé par la société française 3A aujourd'hui disparue. Seules les fréquences de médium aigu sont nécessaires pour recréer une bonne image stéréophonique. Elles peuvent être reproduites par deux petites enceintes droite et gauche, le bas médium grave par une seule enceinte spécialisée dont l'emplacement par rapport à l'auditeur est beaucoup moins crucial. Le caisson de grave a connu un grand succès avec l'arrivée du Home Cinéma, il est beaucoup plus rarement utilisé en stéréophonie. (voir banc d'essai du caisson de grave Tibérias).

Alors comment faire son choix ? Comme nous le répétons souvent en prenant ses disques et en poussant la porte d'un magasin de très haute fidélité. Si possible en semaine un matin pour pouvoir écouter tranquillement. C'est la meilleure manière de sélectionner l'amplificateur, les câbles et les accessoires qui donneront le meilleur résultat. Petit rappel ci-dessous des rapports entre puissance d'amplificateur et rendement d'une enceinte acoustique déjà indiqué dans notre éditorial d'Avril 2004 "Puissance et obsolescence"

La règle est simple : privilégier la puissance de l'amplificateur de manière inversement proportionnelle au rendement de l'enceinte. Ne faites pas de calculs savants voir le tableau suivant :
En dessous de 83 dB plus de 200 watts
entre 83 dB et 86 dB plus de 150 watts
entre 86 dB et 90 dB plus de 70 watts
entre 90 et 93 dB plus de 40 watts
entre 93 et 96 dB plus de 20 watts
plus de 96 dB plus de 10 watts
Ces limites ont une valeur indicative selon la qualité et le type de construction de l'amplificateur pour un fonctionnement en classe AB elles peuvent varier de 10 à 20%. Pour les amplificateurs en Classe A diminuer chaque valeur de 10%. Pour les amplificateurs à tubes diminuer chaque valeur de 30%. Pour les blocs mono diminuer chaque valeur de 10 à 15%. Que risque-t-il de se passer pour des puissances bien inférieures ? La perte de beaucoup de micro détails qui font le charme d'une bonne restitution musicale.

Bonnes écoutes.

Frank ROMERSA
Frank.ROMERSA@thf.fr

   

 
 
 
Editorial de Mai Juin 2005
 



Cônes, pointes, billes, câbles et découplage…

On se lance non sans une certaine appréhension ! Nous n'avons pas abordé jusqu'ici le sujet des accessoires souvent indispensables, par manque de crédibilité ou d'efficacité. Les solutions pas toujours miracles sont proposées parfois à des prix très élevés ! Peu amateur de charlatanisme, nous n'avons retenu que les accessoires conçus à partir d'une "logique" scientifique. Nous les avons classés en deux catégories : les câbles et les systèmes de découplage. Leur efficacité obéit aux mêmes règles : nature des matériaux utilisés, logique de conception. Quatre catégories pour les câbles : câbles numériques entre la platine cd et le convertisseur, câble de modulation entre cd intégré et ampli, câble haut-parleur entre ampli et enceintes, câbles secteur pour l'alimentation électrique des appareils. Pour le découplage : supports pour les appareils électroniques, ou pour les enceintes acoustiques.



Câble numérique Tara Labs

Souvent les mélomanes audiophiles ont mis en évidence l'efficacité des accessoires par empirisme. Exemple, déplacée par hasard, la platine tourne disque noir "sonne" beaucoup mieux sur une petite table en bois bon marché que sur l'étagère en verre sur laquelle elle se trouvait auparavant… Les exemples sont nombreux et la recherche scientifique est venue ensuite confirmer ces impressions subjectives. Tout ceci a été formalisé par deux théories très proches. La théorie des micro-décharges d'interface, et celle des micro-inductions de surface, attribuées respectivement à Monsieur Pierre Jouhanet pour les MDI et Monsieur Gérard Noël pour les MIS. Nous espérons que leurs auteurs ne nous en voudront pas trop de résumer leurs travaux de manière drastique pour que cette "logique" scientifique soit compréhensible pour nous tous. Donc très "grosso modo", ils se sont aperçus que tous les éléments traversés par un signal électrique alternatif de fréquences variables, câbles, composants de surface, circuits imprimés, appareils eux-même, génèrent des parasites qui altèrent la qualité de reproduction sonore en s'ajoutant au signal musical. Les deux théories divergent sur l'origine de ces parasites. Mais encore une fois grosso modo, ces parasites sont dûs à des phénomènes électriques entre les conducteurs du signal et l'isolant dont le plus connu est l'air lui-même. Ils sont proportionnels aux micro-vibrations induites dans les composants et en résultante dans l'appareil lui-même. Deux actions sont possibles pour réduire ces parasites : traiter l'isolation des conducteurs, évacuer les micro-vibrations mécaniques de très hautes fréquences.



Câbles hp Crystal Câbles

Ainsi est née Il y a environ une quinzaine d'année la frénésie des pointes ou cônes de découplage sous les enceintes acoustiques. Ce qui en réalité aboutissait au phénomène inverse le "couplage" de l'enceinte avec le sol, et à des résultats plus ou moins aléatoires à l'écoute. Rapidement des "contre-pointes" en carbone à structure parallèle et résine, mises au point par Mr Gérard Mézadourian, ont été proposées pour mieux "découpler" l'enceinte acoustique ou un appareil électronique avec là un résultat très sensible à l'écoute. Au cours de ces années de nombreux matériaux ont fait l'objet de recherche jusqu'à la sorbothane matériau amortissant de… nos chaussures de course à pied ! Dans la même période les câbles ont été l'objet de recherches intensives avec là aussi des résultats plus ou moins aléatoires et souvent une coloration dans l'aigu ou dans le grave. Comme toujours avec l'émulation de la concurrence les concepteurs ont bien travaillé ! Les théories sont venues à leur secours pour les aider à proposer des accessoires de plus en plus performants. Au point qu'aujourd'hui dans certains cas leur influence sur le résultat à l'écoute est équivalente à un élément du système…

contre pointes SICOMIN
( ne sont plus fabriquées )

De nos jours on trouve toujours chez certains fabricants les traditionnels cônes ou pointes et conte-pointes pour l'électronique ou les enceintes. Des supports tablettes de différents matériaux, bois métal ou composite, certaines même en suspension dans l'air sur des aimants à pôles magnétiques opposés ! D'autres proposent des pieds incluant un systèmes à bille avec cuvette ou à ressort. Pour quel effet ? Généralement on note un gain au deux extrémités du spectre sonore. Grave plus précis qui "roule" moins, mieux timbré, aigu plus agréable plus chatoyant moins dur ou agressif et parfois un médium plus naturel plus "charnu" sur les voix. Pour les câbles, progrès notables sur la qualité des isolants, abandon des matières plastiques pour le Téflon®. Le cuivre très pur et désoxygéné semble rallier la majorité des produits à l'exception de quelques alliages avec argent ou autre métal précieux. Les prises "cinch" ou les fiches bananes ont fait l'objet aussi d'études approfondies à la fois en isolation de l'air lui même ou des vibrations avec des systèmes de serrage sophistiqués. Enfin ne pas oublier les meubles qui participent aussi au résultat d'écoute. Métal et verre semblent en perte de vitesse au profit du bois massif en diverses essences, hêtre, épicéa ou autre plus exotique…


Pieds antivibration à ressorts G Flex
( ne sont plus fabriqués )

Eh oui c'est troublant ! Sur une bonne chaîne haute fidélité tout s'entend ! Même le secteur, livré par EDF à votre compteur bleu ! Si vous habitez une grande ville vous avez peut être déjà remarqué que votre système fonctionne mieux après dix heures du soir ? Quand les industries lourdes ou activités de services ne polluent plus le secteur en rejetant des fréquences parasites dans le réseau. Là aussi progrès notable au niveau des filtres secteurs malheureusement souvent onéreux. Enfin objet de récentes recherches votre téléphone portable est lui aussi responsable de la dégradation du signal musical ! Avec, il est vrai, la pollution électromagnétique intense dans nos grands centres urbains qui augmente tous les jours avec l'extension des services radios et l'arrivée de la norme WIFI en informatique ne va pas arranger les choses. Cela a fait la fortune de fabricant de produits liquides à étaler sur les appareils ou les disques eux mêmes. Pas de magie là non plus ces produits, d'une certaine efficacité, sont des isolants pour les champs magnétiques développés pour… l'industrie spatiale !

Alors comment choisir ? Votre magasin préféré se fera un plaisir de vous prêter ces accessoires tout en sachant que vous allez avoir du mal à ne pas les conserver…

Bonnes écoutes.
Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr

NB ; Pour nous permettre de développer le rédactionnel des actualités
et des bancs d'essai l'éditorial devient bimestriel à partir de mai juin.

   

 
 
 
Editorial de Juillet Août 2005
 

 

Ecoutez de la Musique en vrai !

Pendant l'été tous les magasins spécialisés vous proposent de la musique en "balade". Comme s'il était indispensable d'écouter de la musique en faisant autre chose ? Courir, pédaler, marcher, ou jouer au golf comme Monsieur Akio Morita défunt président de SONY à l'origine de l'invention du baladeur (walkman) ? Comme si l'écoute de la Musique ne se suffisait pas à elle-même comme une activité de loisirs pleine et entière ? On comprend mieux la mine effarée de ceux à qui le mélomane audiophile essaie d'expliquer à quoi il passe beaucoup de son temps et pas mal d'argent. Or pourtant la quête de ce "Graal" sonore n'a qu'une légitimité la découverte de l'Art Musical. Au lieu de cela on vous propose une bouillie de sons plus mauvaise que le dernier des "fastfood". A croire que noyés dans un univers de bruits quotidiens tout au long de l'année, notre citadin intoxiqué ne pourrait plus s'en passer en vacances…


Tuba FM
 

MP3 sous marin

Ne cherchez pas. Vous n'en avez pas rêvé mais les hommes de marketing ont cru bon d'essayer de vous le vendre : le tuba sonore ! Si si, cela existe nous en avons trouvé un dans les rayons de notre disquaire national. Vous pourrez ainsi perturber le silence délicieux qui accompagne la nage des poissons. Dans certaines eaux toutefois soyez prudent, le descendant du mégalodon, le grand requin blanc ne fait lui aucun bruit… A moins que vous préfériez la "Xiéme" version du baladeur MP3, la version sous-marine ! Quelques millions d'octets pour vos chansons préférées. Le constructeur ne précise pas jusqu'à quelle profondeur vous pourrez polluer acoustiquement le monde du silence cher au regretté Commandant Cousteau.

Mettez vos oreilles en vacances ! Ecoutez de la Musique en vrai ! Refusez de jouer à la grenouille sonorisée et cherchez autour de vous. Il y a sûrement un Festival de Musique vivante, de Musique acoustique, sans EDF, sans rien d'autre que de l'air entre vos oreilles et le musicien. Souvent pour moins cher que le tuba sonore vous pourrez vous offrir un émoi inoubliable et un grand souvenir. Nous avons sélectionné parmi les festivals que nous connaissons ceux dont la qualité artistique est irréprochable, mais aussi ceux dont l'acoustique est merveilleuse.



En sa voir plus sur le Festival d'aix en Provence >>>
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Le slogan choisi pour l'édition 2005 du Festival d'Aix illustre bien notre propos ci-dessus : venez prendre un choc ! Le théâtre est magnifiquement installé dans la cour de l'archevêché en plein centre historique d'Aix en Provence. La jauge est petite moins de 1100 places. C'est un double avantage pour le spectateur avec la sensation d'être très proche des artistes au parterre comme au balcon. Pour les musiciens pas besoin de forcer leur talent pour un niveau d'écoute convenable à toutes les places. Ce n'est pas sans raison que l'Opéra italien est souvent représenté. Prix des places environ un demi lecteur MP3… pour entendre et voir des artistes au sommet de leur art. L'ouverture de Cosi fan tutte avec José Van dam et Dann Upshaw, reste gravée dans notre mémoire après plus d'une dizaine d'années déjà...



En sa voir plus sur la Roque d'Anthéron >>>

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Pour le festival de piano de la Roque d'Anthéron, c’est un autre lieu magique en plein air, dans le parc du château de Florans à quelques kilomètres de Salon de Provence. Tous les grands pianistes internationaux se donnent rendez-vous en juillet et août pour de magnifiques concerts nocturnes, Martha Argerich, Evgeni Kissin, Anne Quéféllec, Brigitte Engerer… Une écoute fine douce parfois accompagnée par le cri d'un oiseau ou par les bruissements des feuilles des grands platanes.



En sa voir plus sur les Chorégies d'Orange >>>
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Nous avons gardé le plus extraordinaire pour la fin : Les Chorégies d'Orange. Michel PLASSON va diriger début juillet le fantastique Opéra d'OFFENBACH : Les Comtes d'HAUFFMANN. Comme cet opéra c'est aussi le lieu qui est fantastique. Le théâtre construit par les Romains est un des rares à avoir conservé son mur acoustique aux dimensions impressionnantes, 103 mètres de long sur 37 mètres de haut. La scène fait 45 mètres de large sur une profondeur de 12 à 16 mètres, devant 8 600 places assises sans compter les spectateurs non payants installés sur la colline derrière ! A vol d'oiseau le spectateur des places de deuxième série face est à environ 70 mètres de la fosse d'orchestre et des chanteurs. Rappelons que nous sommes en plein air qu'il n'y a pas de plafond… et qu'il n'y a pas de micros ni de murs d'enceintes de deux fois dix mille watts ! Et le son est extraordinaire ! Il y a presque vingt ans au début du deuxième acte de FIDELIO Gundula Janovitz a chanté mezzo vocce que pour nous…

Que les amateurs de Jazz nous pardonnent mais nous sommes trop peu connaisseurs pour citer des lieux de concerts à l'exception de Jazz in Marciac proche de chez nous !


En savoir plus sur Jazz in Marciac >>>
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Bonnes vacances et bons concerts.