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Editorial de Janvier 2004 |
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Bonne année 2004 !
Au moins meilleure que 2003 ce qui ne devrait pas être trop difficile. Economiquement notre profession a beaucoup souffert d’une baisse notable d’activité, sensible aussi dans d’autres secteurs. Mais la Haute fidélité est le superflu du superflu ! Cela se traduit par une disparition de la clientèle pendant une période plus ou moins longue. Absence difficile à supporter pour le magasin spécialisé à la fois psychologiquement et financièrement. Et en remontant la filière pour l’importateur ou le fabricant.
Au lieu de se polariser sur les cours de la Bourse les investisseurs devraient réfléchir à un placement de loin le plus rentable : une chaîne haute fidélité ! Rentable en termes de bonheur et de joie de vivre autrement plus enthousiasmant que les graphiques du CAC40. Le plaisir d’écouter de la Musique va devenir quotidien, un besoin nécessaire à l’équilibre psychologique indispensable pour supporter le "stress" des aléas économiques. "Sans la Musique la vie serait une erreur…" Friedrich NIETZCHE.
Ces considérations nous amènent à la réflexion d’un lecteur qui regrettait d’avoir dépensé autant de "pognon" dans une chaîne haute fidélité. Pour montrer que j’étais riche ? Je me suis fait avoir ? Selon ses propres termes. Notre réponse dans la Foire Aux Questions a été tout aussi imagée. Nous avions écrit dans un éditorial d’avril 2001 "Il y a moins bien mais c’est plus cher" en plagiat volontaire de la campagne publicitaire d’un constructeur de voiture. Nous avions oublié à l’époque de pousser la logique jusqu’au bout. Tous les produits très haut de gamme ne sont pas forcément mauvais parce qu’ils sont chers !

Ce lecteur ignorait que nous connaissions bien le professionnel méticuleux qui lui avait vendu son matériel. Soit son installation ne lui donnait pas satisfaction et il fallait retourner voir son revendeur soit, hypothèse plus plausible, il était incapable de l'apprécier à sa juste valeur. Il cherchait le rendement de son investissement alors que son équipement lui donnait la possibilité de découvrir une chose qui n'a pas de prix : l'Art Musical. Notre propos continuait ainsi "Rendez vous compte ! Vous avez rendez-vous dans votre salon avec Maria Callas à l'instant que vous voulez, le temps que vous désirez, elle reprendra le même air autant de fois que vous qu'il vous plaira ! Sans être obligé d'être en tenu de soirée, d'avoir vainement cherché une place de parking, d'avoir fait la queue pour un siège sûrement moins bon, acoustiquement et confortablement parlant que le fauteuil de votre salon. Et hélas de toute manière vous ne pourrez jamais plus avoir rendez-vous avec Maria Callas dans un théâtre...
Vous l'avez compris nous sommes des admirateurs de la belle cantatrice, mais le propos peut être le même avec le Philharmonique de Berlin, Georges Brassens, Vladimir Horowitz, Roberto Alagna, le quatuor Amadeus, Jacques Brel, la liste est sans fin.
Faudrait-il payer un disque compact le prix d'un toile de maître pour se rendre compte de sa valeur artistique ? Effectivement Il nous est arrivé un soir d'égarement d'imaginer mettre notre collection de disques dans coffre de banque de peur d'un cambriolage..."
Et nous avions conclu : "Enfin si vous avez acheté cet équipement pour impressionner vos voisins vous auriez pu effectivement dépenser beaucoup moins..."

audiophilemelomane.free.fr
Et pour illustrer ce qui précède nous vous conseillons la visite gratuite d'un site Internet tout à fait remarquable et dont le titre résume notre passion commune : AUDIOPHILE MELOMANE. Vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas vous aventurer dans les merveilles de la musique baroque, de la musique ancienne, de la musique romantique, de la Musique tout simplement ! Son auteur a fait un merveilleux travail de compilation pour tout découvrir en quelques clics et avec chaque fois un extrait sonore des disques choisis dans sa collection personnelle.
Enfin pour en terminer avec les affaires d'argent en 2004 thf.fr ne sera plus gratuit ! Ne vous inquiétez pas outre mesure seule la consultation de nos fichiers de matériels d'occasion et la mise en ligne d'une petite annonce vont devenir payantes, pour quelques euros aux dernières négociations avec les sourcilleux comptables. Nous tenons à vous proposer des fichiers régulièrement mis à jour et leur volume sans cesse croissant engendre des coûts que nous ne pouvons plus amortir avec la seule publicité.
Nous espérons que vous réserverez le meilleur accueil à ce service "non gratuit".
Frank ROMERSA
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Editorial de Février 2004 |
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"…Il n'y a plus que de la bouillie sur la bande FM !"
Cette exclamation dans le courrier d'un lecteur à retenu notre attention, voir courrier des lecteurs index Radio. Le ton est posé l'homme semble tout à fait compétent, éloigné aujourd'hui des impératifs commerciaux ou financiers. Une des ses conclusions est encore plus directe "J'ai quitté ce métier soulagé de n'avoir plus à vendre ce que mes oreilles ne supportaient plus d'entendre."
Ce premier courrier fut relayé par un second dans le même esprit, adressé à un de nos députés responsable d'un rapport sur la réorganisation de la bande FM. "… pour conserver un certain niveau de qualité culturelle (et la capacité à apprécier un son en fait partie), il faut savoir faire la différence entre les attentes du public et leur "conditionnement" médiatique." Voir courrier des lecteurs index radio2.

Pour ceux qui espèrent dans l'arrivée prochaine de la radio numérique pour améliorer la qualité du son radiophonique, pas trop d'illusions, les compresseurs numériques ne vont pas arranger les choses. Dites vous bien que si dans le même "tuyau" on arrive à faire passer 12 radios à la place d'une seule c'est au détriment de quelque chose… Nous aurons la qualité "laser" comme pour les morceaux téléchargés sur Internet. Vous avez bien lu qualité laser et non pas Compact Disc.

Compact Disc est une marque et un standard déposé par SONY et PHILIPS, standard extrêmement précis techniquement et défini dans un document qui s'appelle le "Red Book". Oh qualité laser c'est tout comme ! Non et justement c'est ce que l'on cherche à vous faire croire. Juste un chiffre évocateur un morceau de Musique en MP3 téléchargé sur Internet est compressé dans un rapport de un à cinquante… Il ne reste que un cinquantième de l'information originale ! Pourquoi croyez vous que les maisons de disques ne se soient pas inquiétés au début de la circulation des fichiers musicaux sur le réseau avant de crier au piratage quelques années plus tard ? Ils n'avaient pas prévu que les oreilles déjà fortement abîmées des jeunes auditeurs allaient se satisfaire de cette "bouillie" pour reprendre le terme de notre lecteur.
Quelques uns nous ont reproché de faire référence uniquement à de la Musique dite classique pour évaluer un système de haute fidélité. La raison en est simple et nous l'avons déjà expliqué. Mais les courriers de nos lecteurs nous donnent l'occasion de mieux comprendre que tout ceci n'est pas innocent. Une chaîne de haute fidélité est un appareil de reproduction des sons musicaux. Si l'on dit reproduction on sous entends copie et par là copie d'un original. Vous pouvez facilement en vous rendant dans une salle de concert de musique "classique" entendre un son original, sans aucun intermédiaire électroacoustique, nous disons sans EDF pour imager. Dans le cas de la musique électroacoustique il n' y a pas de son original ! Nous allons faire de la peine à quelques uns mais une guitare électrique n'a pas de son… de son propre Elle n'a que le son des micros, des câbles, de l'amplificateur, du haut parleur interne. Et de plus le son produit va être récupéré par une table de mixage avec des pré amplificateur, des amplificateurs etc.… Et si EDF est en grève…
A partir de ce constat toute dérive est permise, surtout si cette dérive est au bénéfice des maisons de disques. Il suffit de "formater" les oreilles des jeunes auditeurs pour favoriser un tropisme acoustique vers de la "musique" artificielle aromatisée genre Lolita, femme fatale, ou androgyne avec débordement médiatique très tendance ces temps derniers.
Comment formater ces jeunes "chères" oreilles au mieux et vite ! Grâce au radios anciennement libres et aujourd'hui carrément commerciales dont la collusion avec les maisons de disques rivalise avec celle des télévisons privées. L'une de ces radios qui n'a jamais respecté depuis sa création les normes de puissance d'émetteur pour mieux perturber les fréquences voisines et concurrentes à obtenu une caution Elyséenne après avoir fait descendre quelques milliers d'auditeurs dans la rue. Mais non, mais non, pas de démagogie allons qu'allez vous imaginer.
Pourquoi en parler, finalement quelle importance ? Si une très importante ! Ces marchands de soupe dans leur compétition acharnée cherchent à éliminer les empêcheurs de polluer en rond, le disque de jazz et le disque classique. la surface des ces rayons a été divisée par quatre chez notre disquaire national. Jazz et classique ne se vendent pas disent ils ! A un prix loufoque sans aucun doute.

Quoique ! Pendant la "Folle journée" de Nantes, une semaine de concerts classiques en continu de dix heures du matin à vingt quatre heures le soir, 100.000 spectateurs l'année dernière. Le chef du rayon disque d'une grand surface de produits alimentaires très connue annonce fièrement plus de 20.000 disques classiques vendus !!! Autre exemple un chef de rayon courageux dans une grande ville de province installe une des très rare promotion de disques classiques en bas des escalators dans l'entrée de la surface. Un samedi 2 800 disques classiques vendus en quelques heures.
Autant de moins pour nos stars kleenex se disent les marchands de soupe. Elle est pas belle ma bouillie !
Frank ROMERSA |
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Editorial de Mars 2004 |
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"Deux salons de Haute Fidélité…"
Comme vous nous sommes friands des salons de haute fidélité pour découvrir, évaluer les nouveautés des constructeurs. Nous sommes fiers de vous les faire visiter par nos reportages photos. Mais deux en même temps c'est un peu dommage. Dommage pour une profession de ne pas se présenter unie devant le public et ainsi conforter une image souvent "floue", surtout depuis l'arrivée du Home Cinéma.
Le premier "divorce" a lieu entre la haute fidélité et le Home Cinéma. Deux clientèles vraiment différentes et dont les attentes sont radicalement opposées, donc inconciliables. Comment faire dialoguer l'amateur des timbres légers d'un clavecin italien du XVIII éme et le passionné de tremblements de terre intergalactique avec infra grave à 25 Hertz indispensables ? Le deuxième "divorce" est économique et structurel. Comment concilier les impératifs marketing de plusieurs dizaine de milliers d'euros de la multinationale avec ceux de l'artisan créateur dont les outils principaux sont matière grise et fer à souder !

Le Mondial Image et Son avait fait un effort important pour essayer de satisfaire ces derniers en leur proposant un auditorium insonorisé, climatisé pour faire écouter leurs matériels. Dans vingt mètres carrés une écoute de découverte certes, mais qui aurais permis à un vaste public de mieux comprendre cet univers de passionnés en quête perpétuelle d'un "nirvana" musical. Malgré une péréquation tarifaire favorable cette offre n'a pas eue le succès escompté. Trop cher pour certains, trop petit pour d'autres. Il faut reconnaître que l'ambiance générale d'un immense hall d'exposition avec un bruit de fond élevé n'est pas non plus propice à des écoutes intimistes. Beaucoup regrettent l'ancien palais des congrès, entièrement rénové depuis. Il avait l'avantage de pouvoir isoler acoustiquement chaque salle et d'offrir un vaste choix de surfaces de stand d'une vingtaine de mètres carrés à plusieurs centaines.

Peut être finalement est ce mieux ainsi. Mais alors après ce constat il faut aller jusqu'au bout de la logique et proposer deux manifestations séparées, image et home cinéma pour l'une et Musique pour l'autre. Les grosses machines industrielles d'un coté, l'artisanat d'art sonore de l'autre avec dans ce cas un site propice au confort d'écoute. Un peu sur le modèle allemand ou les deux manifestations sont séparées dans le temps et dans l'espace.
Autre sujet, nous revenons sur notre annonce de janvier concernant le lancement de la consultation et de la parution payante des petites annonces de vente de matériels d'occasion. Nous avons pensé que nous vous devions quelques explications arithmétiques ! Tous ceux qui nous font l'honneur de nous lire régulièrement savent combien nous sommes soucieux de l'aspect pécuniaire de choses. Nous avons lu une très bonne chronique dans un magazine de la presse papier sur les difficultés de l'industrie du disque classique, à un détail près l'auteur ne parle jamais du prix exorbitant du disque… Nous sommes très soucieux de notre indépendance, et cette indépendance commence par l'équilibre de nos comptes. Nous aussi sommes obligés de faire des additions et des soustractions. Pour assurer la meilleure qualité de gestion et de présentation de notre fichier de petites annonces bientôt deux personnes à plein temps seront nécessaires pour le contrôle, la saisie et la mise en ligne, et tout bon travail mérite une bonne rémunération…
Après de savants calculs et de longs débats nous sommes arrivés à des prix minimum. Pour la lecture des petites annonces six euros par trimestre, neuf euros par semestre, quatorze euros par an avec un petit cadeau thf… Pour faire paraître une petite annonce huit euros la première annonce, deux euros par annonce suivante, groupées à concurrence de trois. Nous allons ajouter des services supplémentaires dont les "Opportunités des magasins" déjà en ligne. Il s'agit des matériels neufs ou très récents, sous garantie, proposés par les magasins à un prix très attractif… Nous pensons prochainement vous proposer un moteur de recherche en "veille" sur la base de données pour vous informer par E mail dés la mise en ligne d'une petite annonce sur les critères qui vous intéressent. Nous vous proposons pour les matériels de prix élevés une transaction financière sécurisée par notre intermédiaire. Expertise de votre matériel pour en fixer la valeur, conseil pour la compatibilité des matériels, etc…
Une grande partie des ressources dégagées sera donc immédiatement réinvestie pour améliorer le service et la qualité rédactionnelle de thf. Notamment pour les bancs d'essai que nous n'avons pas développés comme vous le souhaitez. Vos nombreux courriers en témoignent.
Voilà, lancement dans quelques jours, après de nombreux tests pour valider la présentation technique de notre offre. Vous aurez toujours en cas de difficultés, ou de défaillance du système la possibilité de joindre "Gaëlle" notre responsable petites annonces soit par mail ou même, en cas d'urgence, par téléphone.
En espérant que vous réserverez le meilleur accueil à nos OCCASIONS +
Frank ROMERSA
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Editorial de Avril 2004 |
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Puissance et obsolescence.
Puissance tout d'abord, c'est une question qui revient souvent dans les projets d'acquisition d'un nouveau matériel enceinte acoustique ou amplificateur.
Réglons en premier le problème de l'enceinte. Comme composant passif, l'enceinte n'a aucune "puissance" propre, et si on lui attribue un chiffre maximum exprimé en watts, il corresponds en réalité à celle de l'amplificateur qui peut lui être raccordé sans dommage pour le filtre ou les haut parleurs. Les composants en question on fait d'énormes progrès ces dernières années au point qu'en utilisation normale les 80, 120, ou même 150 watts ont une valeur relative et peuvent être dépassés en régime musical transitoire c'est à dire pendant de court instants. Attention à vos enceintes par contre, si exceptionnellement vous décidez de faire danser 30 personnes une grande partie de la nuit…
C'est une autre mesure des caractéristiques de l'enceinte qui est importante pour ne pas dire fondamentale. Le rendement exprimé en Décibels qui peut varier de 83 dB à 100 dB et plus. Nous avons conservé par habitude le terme de rendement, on parle aujourd'hui plus précisément d'efficacité ou de sensibilité, termes techniques que vous allez retrouver facilement dans les spécifications du constructeur. Notez ce chiffre pour la suite de la démarche. Nous allons supposer par ailleurs que la courbe d'impédance de l'enceinte n'est pas trop cahotique…

Médium aigu à pavillon
haut parleur de grave de 38 cm
volume 389 litres poids 82 Kg
rendement ...106 dB !!!
Maintenant comment déterminer la puissance appropriée de l'amplificateur ? Nous supposons que les informations annoncées par les constructeurs sont "réalistes" par rapport à la mesure technique, ce n'étais pas souvent le cas il y a quelques années. Nous allons aussi tenir compte de la différence subjective de puissance entre un amplificateur à transistors et un amplificateur à tubes, différence en faveur de ce dernier dans un coefficient de 1,8 à 2,5 pour le même nombre de watts annoncés.
La règle est simple privilégier la puissance de l'amplificateur de manière inversement proportionnelle au rendement de l'enceinte. Ne faites pas de calculs savants voir le tableau suivant :
En dessous de 83 dB plus de 200 watts
entre 83 dB et 86 dB plus de 150 watts
entre 86 dB et 90 dB plus de 70 watts
entre 90 et 93 dB plus de 40 watts
entre 93 et 96 dB plus de 20 watts
plus de 96 dB plus de 10 watts
Ces limites ont une valeur indicative selon la qualité et le type de construction de l'amplificateur pour un fonctionnement en classe AB elles peuvent varier de 10 à 20%. Pour les amplificateurs en Classe A diminuer chaque valeur de 10%. Pour les amplificateurs à tubes diminuer chaque valeur de 30 %. Pour les blocs mono diminuer chaque valeur de 10 à 15 %. Que risque -t-il de se passer pour des puissances bien inférieures ? La perte de beaucoup de micro détails qui font le charme d'une bonne restitution musicale.
Nous avons pensé que même approximatives ces données pouvaient vous guider dans votre choix du couple amplificateur enceinte acoustique. Dans tous les cas si possible faire des essais…
Obsolète, obsolescence sont utilisés pour évoquer un objet dépassé par les progrès technologique sans être pour autant hors d'usage. Exemple : on peut dire qu'un téléviseur en noir et blanc est obsolète. L'expression nous est revenu à l'esprit à la suite de plusieurs courriers de lecteurs qui évoquaient, l'un son vieux magnétophone à bandes, l'autre ses enceintes de plus de vingt cinq ans ou une platine à cassettes. Ces appareils montraient quelques faiblesses en raison de leur grand âge…

Enceinte de 1960
collection ELIPSON
Il est vrai que les grands produits de qualité, pas forcément les plus onéreux, peuvent conserver leurs qualités dans le temps. Mais pendant toutes ces années les ingénieurs ont continués à travailler pour rester en tête d'une compétition acharnée vers l'excellence. Les progrès sont considérables dans les technologies récentes comme le numérique mais ils le sont aussi dans les technologies anciennes. Le haut parleur électrodynamique a fait des progrès tels que l'on n'aurait pu les imaginer il y a quelques années face à la concurrence des procédés électrostatique ou l'isodynamique. L'amplification à tubes dont les débuts remontent au début du siècle dernier a connu elle aussi des avancées importantes sur la qualité des transformateurs particulièrement et des tubes eux mêmes.
Nous aussi nous sommes nostalgiques devant le vieil appareil compagnon de merveilleux instants. Il faut le conserver bien sûr, mais penser aussi à profiter de ces progrès.
Alors prenez quelques disques sous le bras et poussez la porte d'un professionnel de la haute fidélité vous allez être surpris…
Frank ROMERSA
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Editorial de Mai 2004 |
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Re CD, SACD, DSD, crise du disque etc...
SPECIAL SACD. Le support qui va sauver le disque classique ! Nous avons trouvé pour le moins présomptueux le titre d'un de nos estimés confrères de la presse papier. Il faut préciser que ce magazine a pour vocation principale la critique de disques et non la haute fidélité, de là a penser que ses aimables annonceurs maisons de disque… Et, effectivement, quelques pages plus loin nous sommes publicitairement apostrophés "Le SACD c'est maintenant !" par le seul éditeur de musique en situation de quasi-monopole, UNIVERSAL pour ne pas le nommer. Nous avons décidé de profiter de l'occasion pour préciser à nouveau notre position sur ce sujet sensible !
La crise du disque, et du disque classique en particulier est entretenue par un paramètre fondamental a ne jamais perdre de vue : son prix EXHORBITANT ! Un chroniqueur du même magazine a rédigé une brillante analyse sur la crise du disque, en oubliant simplement de parler de prix… Notre confrère cite quelques chiffres connus depuis longtemps "le prix sorti d'usine tourne autour d'un euro…" Vous avez bien lu un euro ! Dans les présentoirs de notre disquaire national, vous trouvez ce même disque, toujours selon notre confrère à 28 euros ! Ne cherchez pas vos lunettes, c'est bien 28 euros ! Soyons plus précis, un euro c'est le prix pour un CD dans sa boîte, avec sa jaquette et sa documentation, conditionné sur palette prêt à partir chez le disquaire national. Où sont donc passés les 27 euros !
Un très sérieux journal financier essaie de nous éclairer. Ce nesont pas les droits d'auteurs ou les redevances d'artistes qui pèsent les plus lourds. Le récent "litige", et rupture de contrat entre Johnny HALLYDAY et UNIVERSAL en sont la démonstration. Notre Ministère des Finances de son coté ne prélève que 4,5 euros… Alors ? Presque 50% sont représentés par les frais de promotion et de publicité et dans une bien moindre importance par les bénéfices et impôts ! En clair les coûts loufoques de promotion de la dernière star "kleenex" sont imputés dans les mêmes proportions à la Messe en si de Jean Sébastien BACH…. Comme le SACD, double couche CD/SACD coûte plus cher à fabriquer, il n'y a aucune raison pour que son prix baisse dans un proche avenir. Vous avez écrit "sauver le disque classique" !? Nous pensons plutôt à une disparition accélérée… genre André RIEU par exemple.
Sur le plan technique maintenant. Le SACD mérite-t-il le supplément de prix demandé pour ses qualités techniques ? Sur le papier sans aucun doute a lire les documentations de SONY-PHILIPS. Nous n'avons pas pu nous faire une opinion sur quelques tests. Disons que "l'écart" ne nous a pas semblé époustouflant… et même difficile à discerner. Après un petit sondage téléphonique auprès des constructeurs artisans français et des magasins spécialisés en haute fidélité aucun ne proposent en haut de gamme une lecture SACD… Quant à la différence entre la couche CD enregistrée en format DSD et codée en "Super Bit Maping Direct" compatible avec tous les lecteurs CD de la planète, la différence à l'écoute stéréophonique devient très très ténue… Nous ne prendrons aucun pari lors d'une écoute à l'aveugle.

Extrait d'une documentation PHILIPS
intitulée "A Technical proposal" sur le SACD
Le point 2 précise : le transfert de conversion
Super Bit Mapping Direct permet de profiter des qualités
du son DSD sur un lecteur CD standard...
Et le multicanal ? Très honnêtement nous ne pesons pas que le "plus" espéré à l'écoute soit décisif pour que l'audiophile mélomane se décide a changer tout son système laborieusement mis au point. Et pour l'épouse de l'audiophile mélomane qui a déjà difficilement toléré dans son salon deux encombrantes "caisses", encore moins. Changer toute sa collection de disques pour le SACD? Secret espoir des maisons de disques… Difficile a imaginer, surtout si le mélomane audiophile en question vient de "craquer" pour la dernière platine vinyle pour enfin retrouver le son des disques noirs 33 tours… dont les ventes, sont en belle progression !!!
En conclusion quel est le seul véritable intérêt du SACD ? Son système d'anticopie qui lui est parfaitement au point. Et encore car pour nous il s'agit d'un combat d'arrière garde sans intérêt. L'avenir est au format dématérialisé vendu directement sur Internet au bon prix… Voir le succès de I TUNES ou autres serveurs de musique payants. Nous avons sévèrement critiqué le MP3, mais il ne faut pas oublier la diffusion presque exponentielle des liaisons Internet haut débit. Elles peuvent supporter un "poids" bien plus élevé d'informations et avec une compression décompression non destructive, proposer une durée raisonnable de téléchargement à un coût négligeable, et donc un bon format possible pour l'audio. Les lecteurs existent voir, I POD, ARCHOS… et PHILIPS ! Pourquoi ne pas imaginer des lecteurs de salon compatibles, équipés de disque dur et de graveur de CD de haute qualité associés comme pour la vidéo ? Avec une liaison "Bluetooth", sans câbles, vers l'ordinateur familial pour récupérer les fichiers. On peut même espérer que Bill GATES, empêtré dans le HDCD ne s'en mêlera pas !
Pour mémoire un morceau de musique sur "I TUNES" vaut 1 euro. Cela met l'équivalent d'un CD à 14 euros…
Vous avez dit sauver le disque classique ?
A 28 euros !?
Frank ROMERSA
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Editorial de Juin 2004 |
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Et si nous parlions d'argent…
Sujet tabou dans notre pays ! A la suite de la réaction surprenante de certains au lancement de la consultation payante de notre fichier des occasions il convenait de préciser la position de thf.fr par rapport au marché de la haute fidélité et à ses intervenants professionnels, clients et amateurs. Toujours pour certains, rappeler que nous évoluons dans un système économique qui obéit à des règles élémentaires qu'ils semblent ignorer complètement.
Notre choix de départ a été de traiter de la haute fidélité à travers le réseau des professionnels. Particulièrement celui des magasins spécialisés en "très haute fidélité". Nous pensons que le magasin spécialisé est une étape incontournable pour envisager l'investissement important que représente une chaîne de très haute fidélité (voir éditorial de juin 2002 "Les Magasins de haute fidélité").
La question du prix reste posée et contrairement à ce que pensent certains, vous pouvez trouver dans ces magasins des chaînes "junior" pour quelques centaines d'euros qui ont souvent des performances surprenantes. Nous avons bien dit quelques centaines d'euros et pas … gratuitement.
Nad 3020EE environ 200 euros
Nous vivons dans un système économique où un magasin est une entreprise qui doit assurer un revenu correspondant à un peu plus que ses charges sinon… il disparaît. Or certains magasins spécialisés sont ouverts depuis plus de vingt ans ! A moins d'imaginer une démarche systématiquement perverse de leurs clients, on peut penser que ces derniers y ont trouvé leur intérêt… Effectivement un magasin peut faire économiser pas mal d'argent à son client par ses conseils sur des choix cohérents de matériels c'est son métier dans le sens le plus noble du terme et il est normal qu'il en perçoive un revenu.
Pour les constructeurs mêmes contraintes économiques. Chaque année quelques uns disparaissent alors qu'ils proposaient des matériels innovants à un prix compétitif. Erreur de gestion ou pire de "marketing" peu importe, la sanction va tomber irrémédiablement. Nous insistons sur cette notion de sanction car elle est complètement ignorée par les secteurs d'activités étatiques et par la grande majorité de nos concitoyens. Pour le créateur d'entreprise c'est une catastrophe économique, sans aucun droit au chômage ou assurances quelconques et l'obligation de rembourser des dettes pendant de longues années. C'est cher payé le courage d'entreprendre ! Nous sommes loin des malversations de plusieurs millions d'euros à la une des médias et des profits "colossaux" des multinationales toujours selon ces mêmes médias…
Même chose pour les importateurs. Ils sont à la merci du constructeur étranger qui peut décider pratiquement du jour au lendemain de confier ses produits à quelqu'un d'autre… Ils sont assez nombreux en France à en avoir fait l'amère expérience…
Bien sûr il y a quelques indélicats qui "n'écoutent" que la "marge passante"… en général leur carrière ne dure pas longtemps. Il y a aussi les distorsions de prix constatées sur les marchés de la haute fidélité à l'étranger où les contraintes économiques qui ne sont pas les mêmes dans une Europe loin d'être harmonisée au niveau fiscal.
Grande Utopia environ 75 000 euros
Dernier point qui semble aussi avoir complètement échappé à certains. Dans notre pays l'acquisition d'une chaîne haute fidélité n'est pas obligatoire… Si le prix de certains matériels leur paraît exagéré il ne sont pas obligés de les acheter. La frustration engendrée devrait plutôt s'orienter vers nos responsables politiques pour la critique d'un niveau de vie trop faible… Car tout est relatif en matière de prix.
Dés les débuts de thf.fr nous avons proposé gratuitement la consultation et le passage des petites annonces pour les matériels d'occasion. Soucieux de la qualité des informations, chaque annonce est ressaisie et contrôlée manuellement, pour deux mises à jour par semaine. Elles sont triées par catégorie, par marque, et par modèle, la consultation et la comparaison des prix nous ont semblées ainsi plus faciles. L'augmentation brutale des coûts informatiques engendrés par le trafic, et le nombre de personnes nécessaires, nous ont obligés à rendre leur consultation payante pour quelques euros. Dès les premiers mois de l'année dans deux éditoriaux janvier et mars et par de nombreux messages nous avons informé nos lecteurs de cette décision.
Provocation pour certains qui pensent sans doute qu'Internet leur appartient et que la gratuité est un dû ! Dans leur "ire" d'autres sont allés jusqu'à parler pour le moins d'escroquerie ou d'obsession du profit !? Et même jusqu' à souhaiter notre disaprition… carrément ! Heureusement pour compenser, nous avons reçu, plus nombreux, d'aimables messages d'encouragements.
Alors pour les "certains" dont nous parlons depuis le début. Vous vous êtes trompés de site … ou plus grave vous vous êtes trompé de pays, de système économique… Nous vous rappelons que la lecture de thf.fr n'est pas non plus obligatoire…
Pour nos annonceurs, nos nombreux lecteurs et nos récents abonnés : "Merci de votre confiance !" Et croyez que nous mettons tout en oeuvre pour rendre la consultation de thf.fr plus attrayante et plus instructive pour vous aider dans vos choix !
Frank ROMERSA
Frank.Romersa@thf.fr |
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