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THORENS TD 124 : Mythe ou véritable bonne affaire ? |
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Première partie : Récupération et mise en place
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Les Thorens Td 124 et 124 II font maintenant partie, au même titre
que les Garrard 301 et 401, des tables de lectures mythiques et
incontournable du petit monde des mélomanes
amateurs éclairés. La première conséquence de cette popularité
à été une explosion de la côte de ces platines. Elle a été suivie
par une multiplication des accessoires et autres solutions miracles
censés améliorer dramatiquement
la configuration d'origine. Résultat immédiat de cet état de fait, acheter une TD 124 est devenu une sorte de « rite initiatique » réservé aux audiophiles fortunés et méritants. Très répandue et peu onéreuse dans les années 80, cette platine à été portée aux nues par la « testomania » et la « collectionnite » qui sévissent dans le milieu audiophile depuis quelques années ! 1) La récupération Le premier défi est de trouver une platine qui soit en bon état et surtout pas trop modifiée. Ici encore il vaut mieux privilégier un « bon jus » d'origine qu'un « tuning » désastreux. Après quelques mois de recherches infructueuses, ponctués par des visites désabusées à des machines à bout de souffle, la « bête » est enfin localisée en région parisienne. Il s'agit d'une TD 124 II,de la seconde moitié des années 60, avec socle et bras Thorens TP 14, qui ne semble pas avoir trop souffert. Grise et noire, avec son support gainé de simili noir, cette platine a un coté antédiluvien et une austérité toute germanique. |
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ce
n'est pas donné ! Acheter une telle platine est un réel
investissement, mais, de prime abord, l'état général semble
encourageant. De prime abord seulement !
Une fois de retour, un coup d'oil plus sérieux révèle déjà quelques mauvaises surprises.
Galet et courroie très sales, suspension affaissée ( la platine ne dispose plus que de 3 « champignons »
en caoutchouc sur 4 et repose à même son socle), absence totale
de lubrification et bille de fond de plateau marquée, fil de
liaison corrodé et prises oxydées, bras à priori faussé ou déréglé
et ce n'est sûrement pas tout ! En bref rien de glorieux. |
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Car il ne faut pas se leurrer, toutes ces platines ont plus
de 40 ans et nécessitent une remise à niveau total. Graisses
sèches, mécanique décalée, la liste des avanies possibles est
longue. Plutôt que de casser une pièce introuvable, le plus
simple est de jeter un coup d'oil à ce qui doit être fait. |
Le galet, recouvert d'une couche
de saletés et de dépôt d'aluminium et de fonte |
Les parties mécaniques, axes et axe moteur, seront lubrifiées
selon les conseils du constructeur
avec de l'huile de vaseline, la pastille anti- frottement du
pied d'axe de plateau et la bille seront remplacées car jugées
trop marquées. |
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Pourtant la remise en route révèle une autre surprise !
La platine semble tourner à la bonne vitesse, mais le stroboscope
continue d'être incohérent ! Après avoir passé un moment
sans comprendre la cause de ce soucis, un ami me demande « Tu
es sur qu'on est en 60 Hz en France ? » Soucis éliminé,
cette platine vient certainement d'outre atlantique et la plaque
de réglage est restée sur la période américaine. Deux vis, retournement
de la plaque et le tour est joué. |
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2) Remise en fonction et première écoute |
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Aussi robuste qu'un char d'assaut, cette vieille Thorens semble
bien justifier l'engouement dont elle est l'objet. Pourtant,
avant d'investir des somme déraisonnables, il ne faut pas oublier
qu'une remise à niveau sera nécessaire. Les pièces détachées
d'origine se font rares et chères, quant aux pièces sensées
améliorer la machine, leur tarif est parfois à la limite d'être
prohibitif. Cependant, il faut avouer, qu'avec son apparence
rétro et ses résultats excellent en configuration d'origine,
la Td124 est tentante. Attention toutefois à ne pas tomber dans
la déraison et à faire le jeu des spéculateurs pour qui la Haute-Fidélité,
n'est qu'une vulgaire question d'argent. |
| Sébastien Amiet sebastien.amiet@thf.fr |