Accueil >

ELIPSON

 




L'histoire d'Elipson et de Joseph Léon


Le commencement de chaque histoire, donne lieu toujours au plus folles recherches, aux inventions les plus poussées, à une liberté de pensée sans contrainte.

Dans l'histoire de la restitution sonore, Elipson avec Joseph Léon fut l'un de ces pionniers qui reste encore aujourd'hui comme l'un des emblèmes du son à la Française. Par le nombre, l'ingéniosité et la « simplicité » des solutions apportées, par ce regard bien spécifique apporté au son, Joseph Léon reste comme l'un des fondateurs de ce que l'on appelle aujourd'hui l'audiophilie.


 

 

 

 


Joseph Léon est né, à bordeaux en novembre 1908. Il suivra dans ses études la voie tracée par son père en suivant la formation des Arts et métiers. La formation d'ingénieur de Joseph Léon est l'une des clefs pour comprendre sa philosophie et son état d'esprit qui le guida dans ses recherches. En 1930 il rentre à la Compagnie Radio Cinéma en tant qu'ingénieur montage et mise au point pour la sonorisation des salles de cinéma. Parallèlement avec son frère, il met au point un système d'enregistrement portatif.

En septembre 1939 il rejoint le 38ème du génie. Prisonnier en juin 1940, il est déporté en Silésie, rapatrié très malade en 1942, il entre dans la résistance sous le nom de Jo. Il crée les transmissions du maquis du Lot. En 1945 il est affecté à l'état major des transmissions. Il reçoit en 1945 la croix de guerre avec étoile de bronze. Il est démobilisé en 1946, et entre dans la société Multimoteur, futur Elipson. Pour anecdote, le nom de la société à été trouvé par son frère Jean Léon (contraction de ellipse et son), (et il faut bien prononcer Elipson, et non pas Elipsonnne..).

La société, fondée en 1938, commença par s'appeler « Multimoteur » et fabriquait de petits moteurs pour entre autre des jouets électriques. C'est en 1940 que commencent les recherches du modèle que l'on nommera plus tard « Chambord » (dû à la sonorisation du château), une boule avec un réflecteur elliptique; recherches menées à l'époque Mr Bazin et Mr Latour afin de diversifier l'offre de la marque. Ce fut le modèle emblématique de la marque durant toute cette période. C'est en 1948 que Joseph Léon arrive à la tête de la société et en 1951 que la société prend son nom actuel. C'est Joseph Léon qui insuffla les recherche tous azimuts sur les réflecteurs, les résonateurs. durant cette période.

De par sa formation d'ingénieur, il avait une vision bien a lui du son, fait de recherches, perfectionnements, de rigueur. partant de postulat de base, que les haut-parleurs seront à jamais le point faible d'une enceinte, et que l'oreille détecte plus le décalage fréquence que de puissance dans le spectre sonore et que partant de cela il fallait réussir le son le plus vrai et vivant avec toute la subjectivité que cela comprend.

 

 

 

 
 
 

 

 



L'idée sur laquelle travailla Joseph Léon, est de concentrer toute l'énergie acoustique du haut-parleur par le biais du réflecteur,donnant une enceinte avec un style visuel encore jamais vu, du design ultra moderne, que l'on retrouve parfois dans les produits actuels, sans en avoir la volonté première. En développant le système de la conque, Elipson permet de sonoriser de grand espace avec précision et qualité.

 

 

 


L'un des autres principes grandement développé par Joseph Léon, est de charger le haut-parleur par le biais d'un double résonateur.

Durant cette période chaque modèle était travaillé pour un endroit avec une volonté spécifique; un évent, un haut-parleur spécifique, un réflecteur spécifique ellipsoïde, / 180 / feuille. Ce qui donne un nombre considérable de modèles. Joseph Léon semblait toujours guidé par la perfection de la restitution sonore, pour chaque cas il devait tout remettre à plat. Et avec sa rigueur et sa ténacité, choisissant chaque le meilleur composant du moment avec soin. Car si le 215 SRTF de Supravox fut rendu mythique par Elipson, ce n'était pas le seul haut-parleur utilisé. Dans des séries spécifique il y eu des Princeps, Audax, des Tannoy, des JBL, des Goodmans , des Cabasse des tweeters Isophon et des Electro voice.

Elipson travaillait principalement pour la sonorisation et donc avec des professionnels. Mr Léon semblait refuser toutes démarche « marketing » et publicitaire.

A partir de 1960 la société commence les recherches d'enceintes multivoies avec le dépôt de nombreux brevets et modère les recherches sur le réflecteurs.

Ce changement commence par la commande de l'ORTF d'une enceinte de monitoring de qualité. Cette recherche commune aboutira par une première série du modèle « Religieuse » dont il y a du avoir une vingtaine de modèle. C'était une ogive orientée à 30° avec un Princeps elliptique, un médium en décalage (HP Cabasse) avec une surprise de Mr Léon, un micro Mélodium en guise de tweeter, positionné en décalage mécanique afin d'optimiser la réponse en phase avec les autres haut-parleurs, tout cela alimenté par un ampli tri phonique Schlumberger à lampes situé dans le pied. Ce décalage de haut-parleur permet de les mettre en phase les différents haut-parleurs afin d'avoir une image cohérente, principe mis au point avec les modèle 402 ou 502. Ce modèle reste mythique par ses avancées techniques aussi bien que par son esthétique « extra-ordinaire » encore plus à l'époque qu'aujourd'hui. Et de ce modèle on trouve plusieurs versions ; le côté expérimental (recherche perpétuelle) de Joseph Léon reste toujours là.

Le 25 mars 1962, Mr Léon est médaillé de l'ordre du mérite pour la recherche et l'invention.


 
 
 

 

 


5 ans plus tard cette collaboration donne naissance à un autre modèle mythique, qui fut l'enceinte référence de la Revue Du Son, la 5060 et de ce modèle « absolu » donna les modèle de série 4050, 4240, 502, 402...

 

 

 

 


De là le succès public était assuré avec des modèles comme la 402 et la 4240 qui avaient une taille plus facilement acceptable dans un appartement. D'autant que M.Léon avait du se laisser convaincre du bienfait pour l'entreprise de quelques « publicités » et communications avec la presse, (merci à la gentillesse et à la compétence de Mr Jean Claude Tornior et à l'engouement de Mr Pastor et Mr Vercher). et d'autres..

Parallèlement Elipson développe pour la sonorisation tout un arsenal de système Etoile, de «cylindres» . sur les mêmes principes du résonateur et de la boule.

La dernière recherche de Mr Léon Fut la 1303, dont la légende veut, que la version «public» a été dessinée par Raymond Loewy. Celle-ci reste une enceinte magique par sa réponse en fréquence très étendue. Par une restitution du son aérée et précise. Elle était fabriquée en deux versions, bois et staff.

En 1972 Elipson change de main, avec l'arrivée de Thomson en tant qu'actionnaire, et surtout Joseph Léon s'en va et Charles Bonnet de la Tour devient le directeur. C'est l'âge d'or d'Elipson jusqu'en 80. Ces changements correspondent aussi à l'évolution de la société qui se dirige de plus en plus vers l'aire de la communication et du discours audiophile. On voit l'évolution d'Elipson dans ses publications plus nombreuses dans la presse; à partir de ce moment il y aura des catalogues annuels, des revues techniques..

Avec le changement de direction, c'est un changement de création qui est effectué, qui stoppe peu à peu les recherche sur les boules et le staff et Elipson se concentre sur les enceintes colonnes avec de nouvelles idées et nouveaux ingénieurs. Néanmoins avec le polyester il y eu quelques réalisations intéressantes avec triple ou quadruple résonateurs déjà auparavant expérimentés par Mr Léon sur des modèles antérieurs, mais la direction avait du penser qu'ils étaient arrivé au bout de cet axe de recherche.

L'héritage que nous laisse les premières périodes d'Elipson est énorme et toujours d'actualité (voir certaines marques anglaises ou françaises.) Ce que je retiens, c'est cette liberté de penser le son, des enceintes d'une sculpturalitée rarement égalé depuis, et un son par des réflecteurs qu'il faut absolument avoir au moins une fois entendu pour comprendre son intérêt. La « simplicité » de ces enceintes et de leur procédé et a contrario quelque chose qui me fascine aujourd'hui, c'est qu'on ne parle que de titane et autre barilium.

-Le 13 mars 1976, Mr Léon reçoit le prix « Michel de Coanda » « la technique au service de la musique »

Les principales dates d'Elipson :

- 1938 - Création de la société multimoteur
- 1940 - début des études du principe " boules à réflecteur " avec M.Latour et M.Bazin
- 1948 - Arrivée de Joseph Léon
- 1949 - gamme pro Bs 50 (Internet)
- 1951 - Changement de nom pour ELIPSON par son président M.Punch ( Radio électronique international 1959 + article Tornior Son vidéo 187 Article autant en emporte l'Event )
- 1951 - Conque Mélangeur Sonore ( article jaunit)
- 1953 - (mai) le diffuseur Elipson, M. Léon directeur, étude et mise au point, Bass reflex plus ellipsoïde, vente film et radio
- 1953- (5 juin) 1er son et lumière fêtes de Versailles
- 1954 - Sonorisation de Versailles par 24 conques (rds n°227)
- 1955 - la conque musicale 60° (rds n°21)
- 1955 - sonorisation église Santa maria garetti Rome
- 1956 - invention du double résonateur, nouvelles formes, transmetteur d'ordre
- 1957 - Finalisation du double résonateur. Premières versions grand public
- 1957 - Sonorisation du pavillon français à Bruxelles EU article Torinore Son vidéo 187
- 1957 - Présentation des Bs50 Chambord à Bruxelles article Torinore Son vidéo 187
- 1957 - la conque Amphore (technique audio 1983)
- 1959 - démonstration Elipson MF stéréo, diffuseur convexe, apparition des premières boules
- 1960 - boules grands public
- de 1950 à 1960: applications industrielles, sonorisation, cinéma, télévision, disquaire (cf contrôle dans l'usine de pressage Philips en France Basse Reflex à fente
- 1960 - lancement de la 402 / 502 (Internet)
- 1960 - lancement de la 302 / C10 / C17 / C31 (Internet)
- 1960 - Début de l'étude de la religieuse avec la RTF article Torinore Son vidéo 187
- 1962 - déménagement de Vitry au Plessis-Robinson ???
- 1962 - Présentation du prototype de la Religieuse (l'audiophile M.Pastor)
- 1962 - brevet "Mise en phase Acoustique"
- 1964 - Oeuf 3 voies sur support design au festival du son
- 1963 - pub BS50 Chambord, toujours rue de cortalemebert, introduction de la 3 voies au festival du son
- 1966 - brevet "Principe de résonateur"
- 1967 - la 4040 ?? (article sur la 13030 Foster)
- 1968 - Naissance de la 4050 article Torinore Son vidéo 187
- 1968 - Sonorisation des JO de Grenoble article Torinore Son vidéo 187
- 1968 - brevet de la charge symétrique
- 1971 - Présentation des systèmes « étoile » (rds n°217)
- 1972 - Prototype de la 1303
- 1973 - Arrivée de M. De La Tour et de Thomson .
- 1973 - Déménage à Bagneux (technique audio 1983)


Les principaux brevets dans la trentaine qu'Elipson déposa :

- Brevet 1012 676 du 31 janvier 1950 : perfectionnement apporté aux dispositifs émetteurs de son
- Brevet 1227 457 du 7 mars 1957 : perfectionnement apporté aux émetteurs de son comportant une source acoustique et un réflecteur
- Brevet1339 664 du 31 août : 1962 Reproducteur de son
- Brevet 1339 664 du 31 août 1962 : mise en phase des haut-parleurs par décalage mécanique

- Brevet 1481 086 du 31 janvier 1966 : enceinte acoustique du type à résonateurs de Helmholtz
- Brevet 1587 761 du 22 septembre 1968 : amélioration de l'enceinte acoustique par le procédé de charge symétrique.
- Brevet 7037 961 du 21 octobre 1970 : Faisceau sonore directionnel et concentré, dispositif étoile
- Brevet 7437 908 du 18 novembre 1974 : système du triple résonateur pour la correction total de l'enceinte.

Par Jullien thaler
violet@passion-elipson.com